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Révision constitutionnelle : « Le Sénat a commis une faute politique » accuse Cambadélis

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Par Public Sénat
Le 25.03.2016 à 11:54

Fini de jouer. C’est le message de Jean-Christophe Cambadélis à la majorité sénatoriale, sur la révision constitutionnelle. « Le Sénat, la droite sénatoriale, a commis une faute politique. Ils ont déployé un arsenal pour organiser le blocage de la révision constitutionnelle. Nous avions fait un compromis quasiment historique à l’Assemblée nationale entre la droite et la gauche. Ça avait couté très cher à la gauche de le faire, très cher, en termes de débat sur les valeurs. Mais nous estimions, au deux tiers de l’Assemblée nationale, que c’était nécessaire pour avoir la réforme constitutionnelle » affirme le premier secrétaire du Parti socialiste, invité de Parlement hebdo sur Public Sénat et LCP-AN ce vendredi.

« Le compromis que Monsieur Jacob a accepté et voté est remis en cause par la droite sénatoriale, on marche sur la tête »

La version votée par le Sénat, qui se réfère au discours de François Hollande à Versailles pour appliquer la déchéance aux seuls binationaux, est selon le député PS « un prétexte » causé par « des débats subalternes, comme aurait dit de Gaulle, provoqués par la primaire de la droite ». « Ce débat ne procède pas de ce qui serait nécessaire pour ce pays mais de la volonté de se distancier du vote émis à l’Assemblée qui avait le soutien de Nicolas Sarkozy. Je ne trouve pas ça raisonnable. Je trouve que le Sénat, et je le dis au président du Sénat, à la Chambre haute, qu’ils ont commis une erreur politique par ce blocage », insiste Jean-Christophe Cambadélis. « Le compromis que Monsieur Jacob (président du groupe LR à l’Assemblée, ndlr) a accepté et voté est remis en cause par la droite sénatoriale, on marche sur la tête. Comment voulez-vous que les Français puissent comprendre ? » demande-t-il.

« Que Larcher pèse de tout son poids, qui est certain »

Le socialiste demande à la droite sénatoriale « d’éclairer le tapis » et de dire si elle « est pour aller au Congrès et voter un texte ou ne l’est pas ». Gérard Larcher a rencontré François Hollande à ce sujet mercredi soir. Si le président de la Haute assemblée est prêt à faire un compromis, Jean-Christophe Cambadélis le presse de le faire. « Il y a une navette, il le dit très clairement,  il réunit ses troupes (et dit) "sinon je mets mon mandat en jeu". Il dit à l’ensemble de ses amis que c’est une question nécessaire et pèse de tout son poids, qui est certain, sur la droite sénatoriale. On ne peut pas biaiser sur ces questions, on ne peut pas jouer, faire de la politique politicienne. Il faut être à la hauteur de l’événement » lance le patron de la rue de Solférino. Il ajoute : « Il faut arrêter de jouer, dire s’ils veulent aller au Congrès, s’il ne veulent pas, l’affaire va se terminer ».

Retrouvez l’intégralité de l’émission ce vendredi à 14h15 sur LCP-AN et à 18h45 sur Public Sénat.