Roms : la France sur le banc des accusés au Parlement européen

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Pierre-Anthony Canovas
Le 07.09.2010 à 14:28

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« Tentation populiste, parfois raciste », « politique inacceptable », les chefs de file des députés européens ont attaqué la gestion des Roms par la France lors du discours de José  Manuel Barroso sur l’Etat de l’Union mardi matin au Parlement européen de Strasbourg.

La question rom fait son irruption au Parlement européen. Les députés européens sont montés au créneau mardi matin à l’issue du discours du président de la Commission européenne sur « l’état de l’Union » à Strasbourg.  En cause, la gestion par l’exécutif français de la question rom ces dernières semaines.

Guy Verhofstadt, le leader des libéraux a mis en garde la France mais aussi d’autres pays contre une « tentation populiste, parfois raciste », sous les applaudissements de ses collègues. L’ancien Premier ministre belge a affirmé que « cette attitude est incompatible avec les principes qui font notre union ».

Daniel Cohn Bendit, le leader des écologistes a attaqué le manque d’autorité et de courage politique du président de la Commission. « Dites publiquement que ce que fait la France (à l’égard des Roms) contredit les traités européens » a appelé le député vert. Connu pour ses interventions remarquées au sein de l’enceinte parlementaire, il faisait écho aux voix dénonçant la passivité et le silence coupable de la Commission, censée représenter « l’intérêt européen ».

Quant au leader du Parti socialiste européen (PSE), l’allemand Martin Schultz a accusé la France de procéder « à une chasse aux sorcières » et mis explicitement en cause l’action du Président Sarkozy mais également le rôle du Premier ministre François Fillon.

Plusieurs groupes politiques dont les socialistes, les verts, les libéraux et les communistes ont présenté des projets de résolution condamnant les expulsions par la France durant l’été de citoyens roumains et bulgares vers leur pays d’origine. Un vote doit intervenir jeudi.

A ces multiples critiques, le président de la Commission s’est voulu diplomatique mais ferme. José Manuel Barroso a voulu rassurer l’hémicycle en rappelant que « les Roms sont des citoyens européens, des citoyens à part entière » avant d’ajouter  que « nous ne pouvons jamais accepter que leurs droits soient violés ». Le Portugais qui s’est entretenu lundi avec le Président Sarkozy à Paris sur le sujet a rappelé que les « citoyens européens avaient la liberté de circulation » mais aussi des obligations.

« Cette Europe doit rester un continent de liberté et de tolérance » a-t-il affirmé. Mais pour répondre à ses détracteurs, il a rappelé qu’une réunion des ministres européens sur ce sujet avait eu lieu en début d’année et que seulement  « deux ou trois ministres » avaient fait acte de présence. Surtout,  il a appelé à ne pas faire « de politique politicienne avec ces questions ». Au risque de récupération par des « forces extrémistes » de ce sujet. Le dossier Roms en tout cas est loin d’être refermé…

 
jc66
la france n'a pas vocation a acceuillir les roms l'europe d'aujourdh'ui ne prepare t'elle pas les guerres de demain
Explique un peu
j'attends avec intérêt, les offres d'accueils de certains pays pour les ROMS expulsés .... ainsi que la création des ères de stationnements (dignes de ce nom) de certains maires. Personnellement, je ne connais pas beaucoup de pays qui expulsent avec un pécule qui est l'equivalent, dans leur pays, d'un mois de salaire moyen , avec une possibilité d'aide à la création d'entreprise... De plus il est bien connu qu'ils reviennent .... alors où est le problème ?
zoneeurope
"Baroso"? - Que fais-tu chez toi? En France on ne divise pas les plages en deux. Pas de leçon à recevoir au sujet des "Roms" - Dans certains autres pays d'Europe c'est pire et surtout on leur donne pas d'argent. Alors!... Réfléchissement, M. BAROSO

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