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Roselyne Bachelot autopsie les échecs de l’UMP

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Florian Bourdier
Le 25.06.2012 à 09:27

Roselyne Bachelot était ce matin l’invitée de Public Sénat et Radio classique. Alors qu’elle vient de publier un livre retraçant la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy,A feu et à sang, l’ancienne ministre de la Santé livre son diagnostic de l’UMP.

« Le débat sur la droitisation a intoxiqué la campagne des législatives » affirme sans détour Roselyne Bachelot, appelant de ses vœux un « travail d’inventaire [alors que certains] se disent qu’il faut surtout mettre la poussière sur le tapis ».

L’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy regrette ainsi un manque de critique, de la part de sa famille politique, à l’encontre des premiers pas du nouveau gouvernement. « Les impairs commis sur la scène internationale, la mauvaise décision sur le retour (…) de la retraite à 60 ans, sur les dispositions sur le SMIC qui vont plomber nos entreprises. On a parlé que du débat sur la droitisation du programme. »

Une stratégie qui remonte à la campagne présidentielle et qui divisait déjà l’UMP. Pourtant, Roselyne Bachelot le reconnaît : « il était très difficile d’en parler secrètement, et évidemment tout à fait impossible d’en parler publiquement. Vous avez un champion qui court dans son couloir, vous voulez l’aider ». Elle ajoute au sujet de Nicolas Sarkozy que « C’est lui notre chef, c’est lui qui a choisi la ligne idéologique de cette campagne. (…) Je ne la partage pas ». 

Concernant la présidence de l’UMP, Roselyne Bachelot s’inscrit dans le sillage de François Fillon, qui brigue ouvertement le poste. Elle rappelle ainsi : « il n’y a pas de victoire politique sans victoire idéologique. (…) Sa [ligne idéologique] c’est celle résolument du gaullisme social. C’est pour cela que je suis à ses côtés. (…) François Fillon marque une volonté politique qui me paraît mieux rassembler au-delà de notre famille politique. »

Plus légèrement, celle qui fut également ministre des sports est revenue sur l’élimination des Bleus en quart de finale de l’Euro 2012. Sans mâcher ses mots, elle confie être « désespérée sur cette équipe de France ». Elle ajoute notamment : « au point où on en est, la question se pose d’un code de déontologie, de la signature de ce code par chacun et sans doute la nécessité de faire un certain nombre d’exemples. (…) Cette équipe est un contre-exemple. » Lorsque le journaliste Guillaume Durand lui demande s’il s’agirait d’interrompre des carrières, elle répond simplement : « sans doute ».