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Pour Rosso-Debord, Bachelot se fait « de l’argent sur le dos de Sarkozy »

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Thomas Leroy
Le 25.06.2012 à 18:40
Pour Rosso-Debord, Bachelot se fait « de l’argent sur le dos de Sarkozy »
© AFP

L’ex-députée UMP de Meurthe-et-Moselle Valérie Rosso-Debord accepte mal  les critiques acerbes de Roselyne Bachelot envers l’ancien président Nicolas Sarkozy. « Chacun a sa part de responsabilité » dans l’échec explique t-elle.

Roselyne Bachelot sort un livre très critique envers Nicolas Sarkozy et réclame « un droit d’inventaire ». Etes-vous de cet avis ?

C’est un peu facile. Je ne trouve pas ça très bien de faire de l’argent sur le dos de Nicolas Sarkozy. Un ministre doit avoir une vraie loyauté. Roselyne Bachelot a été ministre pendant cinq ans et personne ne l’a obligé à rester. Elle devrait plutôt avoir la reconnaissance du ventre. Cette idée de droit d’inventaire est plus une façon d’attaquer l’homme que son bilan. Ce n’est pas une méthode très élégante, surtout que Nicolas Sarkozy a fait 48,5% des voix ! C’est bien trop facile de dire que la défaite est orpheline et n’a pas de père. Chacun a sa part de responsabilité. Après, nous sommes un parti démocratique et chacun s’exprime.

L’UMP est-elle tiraillée entre ses différents courants ?

Comme tous les partis, il y a des courants en son sein. Je fais partie d’un groupe de travail sur les valeurs à l’UMP. L’idée est de voir comment décide t-on de travailler dans le parti, notamment par rapport à la proposition de Jean-François Copé  de mettre en place des courants au sein de l’UMP. Quelles sont les valeurs qui sont les nôtres ? Ce sont celles de la Droite républicaine, la générosité, la responsabilité mais aussi la sécurité et le travail. Dire que la droitisation nous a coûté l’élection, ce serait simplifier peut-être à l’outrance. C’est la crise, au niveau européen, qui a fait que les sortants ont été éliminés. Cela ne va pas déstabiliser le parti. L’UMP est une chance, maintenant il nous faut trouver un président.

Justement, quel est votre favori entre Jean-François Copé et François Fillon?

L’UMP a besoin d’un leader, un opposant responsable et raisonnable. Je soutiens Jean-François Copé et je souhaite qu’il devienne le président du parti. Il est capable d’apporter la contradiction mais aussi la proposition. Mais il ne s’agit pas de décider quel sera notre candidat à l’élection présidentielle de 2017. Il y aura une primaire pour cela. Il faut séquencer.