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Le Sénat supprime le compte pénibilité

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Saveria Rojek
Le 05.11.2014 à 15:34
Le Sénat supprime le compte pénibilité
© AFP

Exit le compte pénibilité. L’une des mesures phares de la réforme des retraites a en effet été supprimée hier soir par les sénateurs. Les sénateurs UMP alliés au groupe centriste ont voté pour sa disparition lors de l’examen du projet de loi relatif à la simplification des entreprises. En revanche, les élus de gauche –socialistes, communistes, écologistes et radicaux- ont voté contre la suppression.

Catherine Deroche pour le groupe UMP a qualifié le dispositif d’ « usine à gaz », Olivier Cadic pour les centristes a lui parlé « d’extrême complexité qui va totalement à l’encontre de la volonté de simplification affichée par le gouvernement ».

Ce à quoi Thierry Mandon, le secrétaire d’Etat à la réforme de l’Etat et à la simplification, a répondu qu’il existait « un dispositif semblable en Allemagne qui fonctionne très bien car il est le fruit d'une négociation entre partenaires sociaux. Si nous sommes dans cette situation, c'est qu'il y a deux ans et demi, les représentants patronaux ont fait volte-face et refusé de signer un accord qu'ils avaient négocié et accepté dans un premier temps. Les parlementaires ont dû, seuls, définir ce droit nouveau, fondamental pour les salariés. Nous sommes au cœur du problème : faute de l'éclairage des partenaires sociaux, les difficultés de mise en œuvre sont inévitables, ce qui ne met nullement en cause la légitimité du dispositif. »

S’adressant à la droite, Nicole Bricq pour le PS, a déclaré, après l’adoption de l’amendement supprimant le compte pénibilité : « Vous pouvez être fiers de vous: vous avez supprimé un droit ! »

Le compte pénibilité qui doit entrer en vigueur dès le 1er janvier 2015 est vivement critiqué par le Medef qui le juge « inapplicable » et « anxiogène » pour les entrepreneurs.

Marisol Touraine avait vertement répondu au Medef  lundi : « Que Mr Gattaz, et le patronat se préoccupent de faire avancer les engagements qu’ils ont pris… qu’ils créent des emplois » plutôt que de « remettre en cause chaque avancée sociale » a déclaré la ministre des Affaires sociales.