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Sarkozy « converge » avec Merkel
Main dans la main. Nicolas Sarkozy et Angela Merkel n’en finissent plus leur lune de miel. La peur d’être bientôt séparés ? Après un conseil des ministres franco-allemand, les deux dirigeants européens ont tenu une conférence de presse commune. Classique. Plus original, Angela et Nicolas seront ensemble ce soir au 20h de France 2 et à la télévision allemande ZDF en interview.
Tout au long de la conférence de presse, la salle de l’Elysée s’est remplie d’un parfum de rose, que les deux leaders conservateurs se sont jetés allègrement. Merkel : « Je soutiens Nicolas Sarkozy sur tous les plans, car nous appartenons à des partis amis ». Sarkozy : « J’ai de l’admiration pour Mme Merkel ». Certains s’étonnent que la chancelière vole à la rescousse du presque candidat français. Nicolas Sarkozy leur répond que « ce n’est pas un choix l’amitié entre la France et l’Allemagne, c’est un devoir ». Lui qui n’a de cesse de citer l’Allemagne en exemple, notamment sur la TVA sociale, souligne que Berlin « a connu d’immenses réussites. Nous ne les jalousons pas. Nous voulons nous en inspirer », assume Nicolas Sarkozy.
Coopération sur la sécurité et les affaires étrangères
Le rapprochement franco-allemand se traduit surtout par une « convergence » fiscale, avec une « réforme commune de l’impôt sur les sociétés », résume Merkel. « L’Allemagne a un taux d’impôt sur les sociétés plus bas. L’idée c’est d’élargir l’assiette de l’impôt sur les sociétés françaises et ainsi de baisser les taux », explique Nicolas Sarkozy.
Autre front : la crise de la dette et le cas grec. « Avec la chancelière, nous disons que la situation de la Grèce doit être réglée une bonne fois pour toutes », a déclaré Nicolas Sarkozy. « Les Grecs ont pris des engagements, ils doivent les respecter scrupuleusement, il n'y a pas le choix, le temps presse, c'est une affaire de jours ». « Il ne peut y avoir de nouveau programme » d'aide financière à la Grèce « si elle ne conclut pas avec la troïka » des créanciers publics d'Athènes, réunissant la Commission européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI), a confirmé la chancelière. Les deux dirigeants ont proposé de bloquer sur un compte les intérêts de la dette grecque.
Le couple franco-allemand version « Merkozy », c’est aussi une « coopération étroite en matière de politique de sécurité et d’affaires étrangères ». Paris et Berlin veulent mettre en place un « groupe des amis du peuple syrien pour montrer qu’il n’est pas seul », Nicolas Sarkozy dénonçant l’absence de résolution de l’ONU sur le sujet et la position russe. Le chef de l’Etat français annonce qu’il doit appeler son homologue, Dmitri Medvedev, « en notre nom à tous les deux ». Un couple fusionnel. Mais sans encore de compte commun. Il faut savoir garder sa liberté.

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