Sarkozy: après l’identité nationale, "l’identité rurale"

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François Vignal
Le 09.02.2010 à 00:00
Nicolas Sarkozy a abordé ce sujet, ce mardi, lors de son discours sur l'avenir des territoires ruraux.

Tout le monde au volant. Pour aller chez le docteur, dans une maison de santé. Ou dans l’un des 17 000 points de contact remplaçant les bureaux de Poste. Le tout en respectant « l’identité rurale » et ses « valeurs » : « entraide, travail, authenticité ». Sans oublier de rester connecté par l’accès à l’internet à très haut débit.

Voici en résumé la vision qu’a développée Nicolas Sarkozy de la ruralité, lors de son discours sur l’avenir des territoires ruraux, à Morée, dans le Loir-et-Cher. Un lieu qui n’est pas choisi par hasard : Hervé Novelli, tête de liste UMP dans la région et membre du gouvernement, espère prendre la région au PS. Manière pour le chef de l’Etat de faire campagne sans le dire.

« L’égalité, ce n’est pas forcement l’uniformité », a fait valoir Nicolas Sarkozy. Qui ajoute : « Permettre l’équilibre et l’organisation différencié selon les région, ce n’est pas mettre en cause l’équilibre national ».

 

Pour « créer les conditions d’une économie nouvelles » dans les territoires ruraux, l’exécutif a voulu « partir des habitants ». Et de leur voiture. « Il nous faut concilier développement durable et mobilité individuelle. Il faut un soutient à toutes les initiatives innovantes de transport individuel en zone rurale », a-t-il dit, soulignant qu’on « ne protège pas le climat en subventionnant des TER ou des cars diesels qui roulent à vide ». Il ajoute que les transports en commun ne sont « plus adaptés » quand la densité devient trop faible. Pour satisfaire « la mobilité individuelle », Nicolas Sarkozy entend « régler les problèmes d’enclavement routier ».

Manifestation d’agriculteurs

Sa « 2e priorité » est «l’accès à la santé de proximité ». Pour cela, le chef de l’Etat annonce la création de « 400 bourses pour étudiants en médecine qui s’engageront à exercer pendant 10 ans dans les territoires à faible densité médicale ». Soit « à terme 4000 médecins » dans les territoires « où l’offre de santé est fragile ».

Nicolas Sarkozy entend aussi développer 250 maisons de santé en 3 ans. « Le service public de la santé n’est pas seulement exercé par un hôpital public, mais par des infirmières libérales qui se regroupent », a-t-il expliqué.

Quant au développement du numérique, Nicolas Sarkozy a fixé un objectif : « En 2025, 100% des foyers français auront accès au très haut débit ».

Remerciant le Sénat d’avoir voté la loi sur la réforme territoriale, le Président a aussi évoqué les questions agricoles. Il dit vouloir se « battre pour la préférence communautaire ». Ce qui n’a pas empêché plusieurs centaines d’agriculteurs de toute la région Centre (environ 500) de venir manifester. Ils s’étonnent que Nicolas Sarkozy vienne « parler de la ruralité sans rencontrer les paysans, une des composantes essentielles, en plein désarroi », selon l’un d’eux.

 

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