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Sarkozy à Meaux : « On va gagner »

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Lola Sorrenti
Le 16.03.2012 à 16:34

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A l’offensive. Dès l’ouverture de son metting à Meaux, Nicolas Sarkozy, candidat à la présidentielle, a remercié Jean-François Copé, député-maire de la ville et secrétaire général de l’UMP, pour sa prestation face à François Hollande, dans l’émission des Paroles et des actes sur France 2.  Mais il a surtout appelé « la majorité silencieuse » des Français à refuser le « diktat de la pensée unique » et les « scénarios écrits à l’avance » pour lui permettre de l’emporter le 6 mai prochain.

« Il fait la guerre au dictionnaire »

Nicolas Sarkozy n’a cité le nom de son adversaire politique qu’une seule fois mais il n’a pas manqué de le railler tout au long de son intervention.

« Son projet pour 2012, faire la guerre au dictionnaire », a déclaré Nicolas Sarkozy, afin de se moquer de la promesse de François Hollande de supprimer le mot « race » du Préambule de la Constitution de 1946. Le candidat UMP s’est moqué du candidat socialiste qui pense, selon lui, qu’en supprimant le mot race on va supprimer le racisme ». Avant de proposer à son tour, toujours avec ironie, « alors supprimons le mot chômage, comme ça il n’y aura plus de chômeurs ! ».  Et de conclure : « la question ce n’est pas les mots, mais les réalités ».

«  Nous croyons au travail »

Le président sortant a mis l’accent sur son thème de prédilection, le travail. Il faut « reconnaître », « considérer », « récompenser » et « comprendre le travail », « c’est la clé », a rappelé Nicolas Sarkozy. Le candidat UMP a réitéré son opposition autour de ce thème entre les travailleurs et les chômeurs : « Celui qui travaille ne doit jamais gagner moins que celui qui ne travaille pas ! »

Selon Nicolas Sarkozy, la France n’aime pas « les fraudeurs », « les tricheurs » et « les truqueurs » : « Les Français n’aiment pas l’injustice ». Il faut combattre « ceux qui profitent d’allocations sans rendre à la société, ce que la société leur donne », a-t-il préconisé. Il rappelle, sans complexe, la polémique suscitée par la suppression de la CAF pour les familles d’enfants absentéistes : « J’avais fait scandale - on se demande bien pourquoi- en demandant qu’on suspende les allocations familiales des parents dont les enfants ne vont pas à l’école ». Une politique de la sanction qui aurait payé : seulement 171 prestations auraient été supprimées, sur 33 000 enfants absentéistes.

En matière d’éducation et de quartiers difficiles, Nicolas Sarkozy a énuméré plusieurs propositions. Il souhaite que des professeurs expérimentés soient en poste dans ces quartiers plutôt que des jeunes professeurs, il préconise une inscription plus solennelle des élèves, ou encore la mise en place d’un « bureau » afin que les professeurs puissent recevoir les familles des élèves en difficultés. Autant de mesures qui doivent permettre à l’école de retrouver « son rôle central dans la République ».

Priorité à la laïcité

Autre thème récurrent pour le président-candidat, Nicolas Sarkozy, celui de la laïcité. « La République est laïque donc ça veut dire que sur le territoire français, on ne veut pas de la burqa ! ». « On ne veut pas dans nos piscines municipales, des horaires pour les hommes et des horaires pour les femmes », a-t-il ajouté,  en référence à la mesure mise en place par la maire de Lille et première secrétaire du PS, Martine Aubry.

Enfin, Nicolas Sarkozy n’a pas oublié de faire un clin d’œil à la polémique du moment : « Dans une République laïque, on veut le même menu pour nos enfants à la cantine ». Le tout bercé par les « Nicolas, président » de la foule.

« Diviser par deux » les entrées sur le territoire

C’est avec un discours très ancré à droite que Nicolas Sarkozy s’est exprimé sur la question de l’immigration. Pour autant, il n’a pas oublié de faire un appel du pied aux centristes : « Je l’ai dit à mes amis centristes », « la France est un pays d’ouverture ».

« Notre système d’intégration ne fonctionne plus parce qu’à force d’accueillir trop de gens, on n’arrive plus à intégrer ceux qu’on accueille. Dire cela ce n’est manquer de respect à personne ». Un thème cher à de Nicolas Sarkozy, déjà en 2007 ; il y voit les maux du déséquilibre des comptes sociaux : « si vous ne maîtrisons pas les entrées sur notre territoire, nos comptes sociaux ne retrouveront pas l’équilibre ».

Pour y remédier, l’objectif est fixé : « Nous diviserons par deux le nombre d’entrée » sur le territoire, sur les 5 prochaines années. Enfin, il souhaite l’instauration d’un examen pour vérifier la maîtrise de la langue française et « des valeurs de la République française », pour toute personne qui souhaiterait rejoindre sa famille dans le cadre du regroupement familial.

Sans transition, le candidat Sarkozy a dénoncé : « La carte vitale que l’on se repasse de l’un à l’autre, c’est fini ! ». Une affirmation ferme, même s’il a assuré, au même moment, qu’il défendait l’accès aux soins pour tous, « quelle que soit la couleur de la peau ». Et de conclure : « Je demande la carte biométrique ».

« Je ne veux pas d’une Europe passoire »

Nicolas Sarkozy a conclu sur sa position européenne. Il a défendu son bilan : « toute ma vie j’ai été européen ».  « Si Madame Merkel et moi n’avions pas fait ce qu’on a fait que serait l’Europe aujourd’hui ? ».

Le candidat UMP préconise une Europe forte et une convergence des pays en matière de politique migratoire.  Enfin, il promeut un « European Act » pour lutter contre le dumping social.

Avant de conclure, sous les « Nicolas, président ! » : « On va gagner ! »