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Sarkozy passe devant Hollande au premier tour

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François Vignal
Le 13.03.2012 à 00:05
Sarkozy passe devant Hollande au premier tour
Nicolas Sarkozy dans l'émission de TF1, Paroles de candidat, lundi soir sur TF1.
© AFP

C’est un sondage qui va faire l’effet d’une petite bombe, redonner espoir à l’UMP et faire frémir le PS. Selon notre baromètre Ifop Fiducial pour Public Sénat, Europe 1 et Paris Match, Nicolas Sarkozy passe devant François Hollande dans les intentions de vote du premier tour pour la première fois depuis le début de la campagne. Le candidat UMP est crédité de 28,5% des voix (+1,5), contre 27% pour le candidat PS (-1,5). C’est le croisement des courbes qu’attendait le camp du Président sortant.

Le sondage a été réalisé à partir du dimanche 11 mars, 18 heures, au 12 mars, soit après le grand meeting de Nicolas Sarkozy. Un effet Villepinte semble ainsi jouer en faveur du candidat-Président, qui a aussi multiplié les interventions dans les médias.

Marine Le Pen, toujours en troisième position, perd en revanche un point, à 16%. Les thèmes de l’immigration et de la viande Halal, dont Nicolas Sarkozy s’est saisi en dépit des critiques au sein même de la majorité, jouent peut-être aussi en faveur du candidat UMP qui grignote une part des électeurs de la présidente du Front national.

Mélenchon à 10% en hausse de 1,5 points

Au premier tour, la tendance en faveur du Présidant sortant est nette. Depuis le 30 janvier, soit après le meeting du Bourget et la présentation du programme de François Hollande, le socialiste a perdu 4 points. Nicolas Sarkozy en a pendant ce temps-là gagné 4. Durant la même période, Marine Le Pen a perdu elle 3 points et même 4, depuis le 14 janvier.

François Bayrou est crédité de 13% des voix (+0,5). Le leader du Modem, après une belle progression en novembre-décembre, marque le pas depuis janvier. Derrière lui, le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, se rapproche. Pour la première fois dans notre baromètre, il atteint la barre symbolique des 10% (+1,5). Une progression que Mélenchon compte prolonger avec son grand meeting sur la place de la Bastille, dimanche prochain à Paris.

Derrière, Eva Joly est toujours à la peine, avec 2,5% d’intentions de vote (-0,5). Dominique de Villepin et Nicolas Dupont-Aignan sont tous les deux crédités de 1% des voix chacun. Nathalie Artaud, candidate de Lutte ouvrière, est donnée à 0,5%. Corinne Lepage (Cap21) est aussi à 0,5%. Philppe Poutou (NPA) et Jacques Cheminade sont entre 0 et 0,5%.

Hollande toujours largement vainqueur au second

Au second tour, François Hollande est toujours largement donné vainqueur, avec 54,5% des voix, contre 45,5% pour Nicolas Sarkozy. Le candidat PS perd en revanche 2 points (et celui de l’UMP en gagne donc 2). Depuis le 30 janvier, la tendance est au rapprochement. Nicolas Sarkozy a gagné 2,5 points.

64% des personnes interrogées se disent sûres de leur choix. Le chiffre atteint 77% pour les électeurs de François Hollande, 79% chez ceux de Nicolas Sarkozy. Seule la moitié des électeurs de François Bayrou et Eva Joly sont certains de leur choix. Chez Marine Le Pen, ils sont 74% et 69% chez Jean-Luc Mélenchon. A noter que 21% des personnes interrogées qui ne se disent pas sûres d’aller voter pour Bayrou optent, en second choix, pour Nicolas Sarkozy. Ils ne sont que 10% à choisir François Hollande.

 

Sondage réalisé sur un échantillon de 1638 personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d’un échantillon de 1692 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de l’interviewé(e)) après stratification par région et catégorie d’agglomération.

Les interviews ont eu lieu par questionnaire auto-administré en ligne (CAWI - Computer Assisted Web Interviewing) et par téléphone.

Avertissement : l’Ifop rappelle que les résultats de cette enquête doivent être interprétés comme une indication significative de l’état des rapports de force actuels dans la perspective du prochain scrutin présidentiel. En aucun cas, ils ne constituent un élément prédictif des résultats le jour du vote.