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Les sénateurs de droite observent une minute de silence « au nom des victimes de Fidel Castro »

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Le 01.12.2016 à 16:13

Sous l’impulsion du sénateur Les Républicains Claude Malhuret, les sénateurs de droite ont observé quelques minutes de silence « au nom de toutes les victimes de Fidel Castro » le dictateur cubain décédé samedi à l’âge de 90 ans.

Le sénateur s’est offusqué que la ministre Ségolène Royal se rende à Cuba pour assister aux obsèques « d’un des plus grands criminels du XXe siècle ». « Près de 100 000 morts, et un désastre économique causé par le communisme qui fut avec le nazisme qui fut l’un des plus grands fléaux du XXe siècle » a-t-il déclaré, avant de commencer son « instant de silence, accompagné par l’ensemble des sénateurs de droite.

« On aurait pu penser que ceux qui ont été si longtemps les complices des crimes de Castro auraient un peu de pudeur, mais en se moquant de notre hommage, à salir la mémoire des victimes. Ils ne déshonorent qu’eux-mêmes » a-t-il répondu aux sénateurs communistes qui l’ont sifflé.

Ségolène Royal absente de l’hémicycle, Harlem Désir justifie ce déplacement par une « volonté de poursuivre le dialogue sur le progrès de la démocratie et des Droits de l’Homme », engagé depuis 2012. Il a également rappelé que l'ancien président du Sénat, le socialiste Jean-Pierre Bel, s'était rendu à la cérémonie publique organisée mardi dernier en tant qu'envoyé personnel de François Hollande de l'Amérique latine et des Caraïbes. Dans une interview accordée à Public Sénat, Jean-Pierre Bel estimait que Fidel Castro « portait un regard apaisé sur le monde d’aujourd’hui ».

Une réponse qui n’a pas convaincu Claude Malhuret. « J’entends les sanglots pathétiques devant la statue de Bolivar du commandante Mélenchon, adorateur de tous les tyrans pourvus qu’ils soient marxistes. J’entends les éloges appuyés du dernier parti qui ose encore s’appeler communiste ».