Back to Top
×En naviguant sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer une navigation optimale et nous permettre de réaliser des statistiques de visites.En savoir plus
Mode zen

Quitter le mode zen

Séniors: les oubliés de l’emploi

+A -A
Jonathan Benzacar
Le 18.01.2016 à 18:20 - Mise à jour 01.01.1970 à 01:33

Ils ont 50 ans et plus et se trouvent dans une situation bien partagés par 6 millions de français : le chômage. Entre soucis de santé et discrimination à l’embauche, les difficultés sont nombreuses pour ceux qui sont qualifiés de « séniors » sur le marché du travail et qui doivent rapidement retrouver un emploi s'ils veulent toucher une retraite à taux plein. A quoi ressemble leur quotidien ? Quelles solutions leurs sont proposées ? Comment faire face à la solitude et à la lassitude ? Au moment de l’annonce de François Hollande des mesures pour son « plan d’urgence pour l’emploi » Itinéraires Bis se rend à Toulouse et va à la rencontre de ceux qui font face à la situation délicate d’être un « sénior » au chômage.

Françoise le sait, pour trouver un emploi, il faudra s’armer de courage et de patience. Au chômage depuis 1 an,  la toulousaine de 56 ans redouble d’efforts pour retrouver un emploi et faire face à un quotidien éprouvant entre espoirs et désillusions :

«Ce qui est difficile c’est qu’on se trouve face à une solitude personnelle, on se demande ce qu’on a raté, comment on en est arrivé là.  […] Il faut se donner un rythme et une organisation pour ne pas se couper du monde et de la société […] »

Pour ne pas se décourager certains ont trouvé leurs propres solutions pour contourner le problème et prendre les devants : David, 51 ans, ancien carde supérieur est devenu jardinier à domicile et Ahmed, 62 ans loue sa voiture aux particuliers pour arrondir ses fins de mois. Ils nous expliquent comment ils ont changé de vie en passant à l’action. Entreprendre pour ne plus passer par la case « Pôle emploi » en lançant sa propre activité, une solution efficace pour retrouver entrain et dynamisme dans un monde qui laisse peu de place aux plus de 45 ans, comme le regrette Françoise :

« Le système français valorise le diplôme au détriment de l’expérience et c’est fort dommage car  à notre âge on a plus de savoir faire et de savoir être mais ce n’et pas suffisamment valorisé, mais il faut positiver.».

Positiver, grâce des associations qui proposent un accompagnement personnalisé pour aider au retour à l’emploi avec des préparations aux entretiens d’embauche. Des stages proposent même de simuler une vie de bureau aux personnes s’étant éloignés du monde du travail, une fausse entreprise, de faux collègues une fausse machine à pointer : une préparation parfaite pour être moins désarmé si un emploi se présente.