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Squarcini : Mohamed Merah n'était pas «un indic»

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AFP
Le 27.03.2012 à 12:47

Le tueur au scooter Mohamed Merah n'était « ni un indic de la DCRI, ni d'autres services français ou étrangers », a affirmé mardi à l'AFP le chef de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), Bernard Squarcini.

Interrogé sur un éventuel rôle d'indicateur que Mohamed Merah aurait pu jouer auprès de la DCRI, Yves Bonnet, ex-patron de la DST, a déclaré à La Dépêche du Midi: « C'est exactement ça le problème ».

« Car ce qui interpelle, quand même, c'est qu'il était connu de la DCRI non pas spécialement parce qu'il était islamiste, mais parce qu'il avait un correspondant au renseignement intérieur. Or avoir un correspondant, ce n'est pas tout à fait innocent », ajoute M. Bonnet dans une interview publiée mardi par le quotidien.

Mohamed Merah, à la suite de voyages en Afghanistan et au Pakistan en 2010 et 2011, avait été entendu en novembre 2011 par un agent de la DCRI de Toulouse. Le gouvernement et la police n'ont cessé d'affirmer qu' « aucun élément », notamment à la lumière de cette audition, n'avait permis d'appréhender Merah avant son passage à l'acte.

Merah a été convoqué en novembre 2011 par la DCRI de Toulouse « parce que nous voulions recueillir des explications sur son voyage en Afghanistan. C'est un entretien administratif sans contrainte, puisque nous n'étions pas dans un cadre judiciaire (...). Des dispositions ont été prises, la DCRI l'a notamment inscrit au fichier des personnes recherchées pour être informé en cas de contrôle et de déplacements », avait expliqué M. Squarcini au Monde vendredi.

C'est ce même policier de la DCRI de Toulouse qui est intervenu pour négocier avec Merah lors du siège de son appartement par la police: « Le courant passait bien. Non sans cynisme. Il a même dit à ce policier: +De toute façon, je devais t'appeler pour te dire que j'avais des tuyaux à te donner, mais en fait, j'allais te fumer+ », avait aussi indiqué M. Squarcini au quotidien.