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Le traité européen voté par une majorité de voix de gauche à l'Assemblée

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Le 09.10.2012 à 17:47
Le traité européen voté par une majorité de voix de gauche à l'Assemblée
© AFP

L'Assemblée nationale a voté mardi pour la ratification du traité budgétaire européen, les voix de gauche ayant été suffisantes pour atteindre la majorité sans l'apport de celles de droite, mais 20 socialistes ont voté contre le traité.

Le traité a été adopté par 477 voix pour, 70 contre et 21 abstentions, tandis que 9 députés n'ont pas pris part au vote.

282 députés de gauche ont voté pour, soit 8 voix de plus que le seuil de la majorité absolue de 274 voix sur les 547 suffrages exprimés, selon le détail du vote publié par les services de l'Assemblée.

264 socialistes ont voté pour, 20 contre et 9 se sont abstenus. Sur les 17 écologistes, 12 ont voté contre, 3 ont voté pour et 2 se sont abstenus. Dans le groupe RRDP (principalement radicaux de gauche), 14 ont voté pour et 2 se sont abstenus.

Dans l'opposition, 167 députés UMP ont voté pour le traité, 17 contre et 6 se sont abstenus. Sur 30 centristes, 28 ont voté pour, 1 contre et 1 s'est abstenu.

Les 10 députés du Front de gauche ont voté contre le traité, ainsi que 3 de leurs alliés au sein du groupe GDR, tandis que 1 a voté pour et que 1 s'est abstenu.

Sept députés non inscrits, dont les deux du Front national et Nicolas Dupont-Aignan, ont voté contre.

Le texte doit maintenant être examiné à partir de mercredi au Sénat, où l'apport des voix de l'opposition sera indispensable, le PS n'ayant pas la majorité à lui seul.

Le traité oblige les 25 Etats signataires à ne pas dépasser, à moyen terme, un déficit « structurel », c'est-à-dire compte non tenu des aléas de la conjoncture, égal à 0,5% du PIB (Produit intérieur brut)

François Hollande a salué la ratification par les députés du traité et le fait que la gauche se soit « réunie » pour voter ce texte, adopté sans que les voix de l'opposition aient été déterminantes.

« La gauche s'est réunie pour voter ce traité, elle n'aurait pas eu besoin des voix de la droite », a déclaré le président, qui venait de recevoir à l'Elysée le chancelier autrichien Werner Faymann. « C'est pour le Premier ministre une grande satisfaction », a-t-il fait remarquer.