Traité : «Une imposture supplémentaire de Hollande», selon Copé

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F.V.
Le 09.10.2012 à 18:29

Publicsenat.fr VOD

Le candidat à la présidence de l’UMP était l’invité de Preuve par 3 sur Public Sénat. Après ses propos polémiques sur le « pain au chocolat », il a donné un autre exemple : « Ce restaurateur de Marseille, passé à tabac pendant l’été, parce qu’il avait le malheur de servir des repas pendant la journée ».

Jean-François Copé était l’invité de Preuves par 3 sur Public Sénat, en partenariat avec l’AFP. Le secrétaire général de l’UMP a réagi au vote par l’Assemblée nationale du traité européen, par une majorité de voix de gauche. « François Hollande a fait quand même une campagne pendant six mois en disant que si vous m’élisez, il n’y aura pas de traité car je renégocierai avec Angela Merkel. (…) Il est élu, on a perdu quatre mois, on revient au traité initial. C’est une de ses impostures supplémentaires qu’on peut mettre à la liste de la campagne de François Hollande », lance Jean-François Copé.

Le député-maire de Meaux a aussi réagi au discours de François Hollande sur l’école, « exactement la liste qu’on ne souhaitait pas qu’il propose », a-t-il affirmé. Sur la fin de la semaine de 4 jours et le retour à 4,5 jours par semaine en primaire, il souligne que « ce sont les communes qui vont payer. Les collectivités n’ont pas le premier euro pour le faire ».

« Un chef, c’est fait pour chefer » 

Interrogé sur les réactions après ses propos sur l’enfant qui se « fait arracher son pain au chocolat par des voyous qui lui expliquent qu’on ne mange pas pendant le ramadan », le candidat à la présidence de l’UMP affirme que « personne n’a contesté ces faits. Personne. Même Jean-Marc Ayrault (…) est venu dire oui, ces phénomènes peuvent exister ». Et de prendre un autre exemple, issu comme pour les pains au chocolat de son livre Manifeste pour une droite décomplexée : « C’est du même acabit que de ce restaurateur de Marseille, passé à tabac pendant l’été, parce qu’il avait le malheur de servir des repas pendant la journée » au moment du ramadan.

Regrettant que certains aimerait lui « interdire de parler », il ajoute : « On a un bon mot pour ça, un mot codé, la droitisation. Celui qui dit la vérité avec des propositions est en droitisation. Et quand on ne dit rien on est un homme d’Etat ». Allusion à François Fillon, qui se présente ainsi.

Jean-François Copé multiplie les attaques à l’encontre de son rival pour la présidence de l’UMP. Changer de circonscription, comme l’a fait l’ex-premier ministre, « ce n’est pas une chose que je ferais ». Ou encore, citant Jacques Chirac : « Un chef, c’est fait pour chefer. Quand on dirige un parti politique on ne peut avoir simplement la tête dans les étoiles en attendant qu’on vous apporte votre destin sur un plateau ».