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« Un budget d’austérité », selon Pierre Laurent

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Par Public Sénat (images : Mounir Soussi)
Le 28.09.2012 à 17:49

Publicsenat.fr VOD

Après la présentation du budget 2013 en conseil des ministres ce matin, les réactions varient. Le secrétaire national du PCF et sénateur Pierre Laurent y voit une « erreur de diagnostique ». « Le cap principal est mis sur le désendettement, alors qu’il devrait être un budget de soutien à la relance. Or on a un budget d’austérité. (…) On va avoir le résultat inverse de celui recherché car l’activité va continuer à décroitre ». Il reconnait une « tentative de rétablir un peu de justice fiscale. (…) En revanche qu’on ne nous dise pas que ce budget épargne 9 salarié sur 10 car le gèle du barème de l’impôt sur le revenu va toucher un très grand nombre de salariés. (…) Et les 10 milliards d’économies sur la dépense publique vont toucher les salariés, car ce sont les économies dans les services publics de santé et d’autres services utiles aux populations », ajoute Pierre Laurent (premier dans la vidéo).

Pour le sénateur UMP Philippe Dominati (deuxième dans la vidéo), « c’est une déception évidemment car les actes ne correspondent pas aux mots. Le pouvoir a dit que les actes seraient partagés : économies et augmentations d’impôt. Or il n’y a que des augmentations d’impôts et soit disant 10 milliards d’économie ». Il ajoute que ce projet de loi de finances « va vers plus de fiscalité ». « C’est un budget de fonctionnaire fait pour les fonctionnaires. Pas pour les entreprises ». Pour sa collègue Fabienne Keller, sénatrice UMP du Bas-Rhin « ce sont bien les classes moyennes qui seront directement affectées par le gel du barème de l'impôt sur le revenu, ainsi que par le plafonnement de certaines niches fiscales », affirme-t-elle dans un communiqué.

« Dans le bon sens » pour la CFDT

Selon Véronique Descacq, secrétaire nationale de la CFDT, « les premières mesures vont dans le sens d’un rétablissement de la justice fiscale » par la création d’une tranche de l’impôt sur le revenu à 45%, la limitation des niches fiscales et « surtout » l’intégration des revenus du capital dans le barème de l’impôt sur le revenu. « Pour la CFDT, ça va dans le bon sens », ajoute-t-elle, « mais il reste des choses à faire : la CFDT souhaite que le quotient familial soit forfaitisé à 600 euros » (à voir dans la vidéo).

Pour François Rebsamen, président du groupe PS au Sénat, « la bataille pour le redressement de notre pays, pour l'emploi, pour le retour de la croissance et du pouvoir d'achat, est bien engagée. Le budget 2013, juste, rigoureux et constructif sera une phase décisive pour la gagner ». « Les efforts sont demandés aux plus favorisés, et les classes moyennes et les classes populaires sont préservées », affirme-t-il par communiqué.

En revanche, le sénateur centriste Jean Arthuis est déçu. « Nous attendions le levier du changement, nous découvrons que le gouvernement s'en tient aux vieux outils du bricolage et du maquillage. En excluant, pour des raisons dogmatiques, la TVA sociale, Jean-Marc Ayrault signe sa résignation. Pour respecter l'objectif d'un déficit ramené à 3% du PIB en 2013, l'effort requis n'est pas de 30 milliards d'euros, mais d'au moins 40 milliards, compte tenu des hypothèses de croissance », selon l’ex-président de la commission des finances du Sénat.