Un sénateur UMP quitte le groupe: « La surenchère sécuritaire et la dérive droitière, c’était de trop »

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François Vignal
Le 28.09.2010 à 20:07
Pierre Jarlier -

Le sénateur du Cantal Pierre Jarlier quitte le groupe UMP pour rejoindre le groupe centriste, qui passe à 30 membres. Membre du Parti radical de Jean-Louis Borloo mais aussi du mouvement République solidaire de Dominique de Villepin, il veut « être libre de (ses) positions » et voter comme bon lui semble. Entretien.

Vous quittez le groupe UMP pour rejoindre le groupe Union centriste du Sénat. Est-ce en raison de votre proximité avec Dominique de Villepin ?
Mon mouvement vers le groupe centriste n’a rien à voir avec mes affinités avec Dominique de Villepin. C’est surtout parce que je ne me sens pas toujours en phase avec les textes discutés, notamment avec la surenchère sécuritaire et la dérive droitière de cet été. C’était de trop. Ça ne correspond pas aux valeurs humanistes et de justice sociale que je défends. Je préfère clarifier ma situation avant le démarrage de la prochaine session.

Comment allez-vous voter ?
En rejoignant le groupe centriste, je souhaite être libre de mes positions. Les choses se sont plutôt bien passées au groupe UMP. Mais il est difficile de rester dans un groupe quand on est souvent en décalage. Je suis contre le bouclier fiscal. La réforme des collectivités locales n’est pas bonne. Au groupe centriste, je peux soutenir les reformes qui me semblent justes et m’opposer à celles qui me paraissent en décalage avec mes convictions.

Etre au groupe centriste et avoir des « affinités » avec Dominique de Villepin, est-ce compatible ?
Je retourne au groupe centriste. J’y étais entre 1998 et 2002. Je l’ai quitté par fidélité au Président Chirac. Aujourd’hui, je me sens proche des idées centristes – je suis au Parti radical valoisien de Jean-Louis Borloo –  et des positions de justice sociale que défend aujourd’hui Dominique de Villepin. Ces idées humanistes sont incarnées aussi bien par un homme comme Dominique de Villepin que par Jean-Louis Borloo. Pour le moment, il est logique de se rapprocher des gens qui partagent vos convictions.

Eric Besson espère que son ministère de l’Immigration pourra fabriquer de « bons petits Français ». C’est le genre de choses qui vous choque ?
Je suis très mal à l’aise avec ces dérives qui tendent à opposer les uns aux autres au moment où le pays a besoin de rassemblement, et où l’esprit de tolérance doit nous animer. Ces dérives là, comme celle avec les Roms ou la suppression de la nationalité pour uniquement certains citoyens, me choquent.

 
ilveusavoir
Enfin un homme politique qui en a

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