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Mode zen

Quitter le mode zen

« Une sanction de déchéance sera vécue par les terroristes comme une décoration » assure Jacques Mézard

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Public Sénat
Le 16.03.2016 à 19:16

Lors de la discussion générale sur la révision constitutionnelle, Jacques Mézard, le président du groupe RDSE (Rassemblement Démocratique et Social Européen) a renouvelé son opposition à l’inscription de l’état d’urgence et de la déchéance de la nationalité dans la Constitution.

Sur l’état d’urgence, Jacques Mézard n’a pas hésité à reprendre les propos du constitutionnaliste Olivier Beaud auditionné au Sénat il y a 15 jours : « il est très difficile de limiter un pouvoir d’exception (…) Il y a une contradiction entre une mesure temporaire qui doit répondre à une menace temporaire et le nouveau terrorisme qui est une menace épisodique mais par nature permanente ».

En ce qui concerne la déchéance de nationalité, il utilise cette fois-ci une référence plus lointaine : « les Romains, lorsqu’ils voulaient écarter de la communauté des citoyens, ils utilisaient la notion de damnatio memoriae en effaçant le souvenir de la personne ciblée de la mémoire collective » avant de conclure : « n’était ce pas plus sage que d’infliger une sanction de déchéance qui sera vécue par les terroristes comme une décoration (…) faisons que les assassins tombent sous les balles de nos forces de sécurité ou pris vifs, expient dans les quartiers de haute sécurité. Mais que leurs noms même rejoignent définitivement la pénombre, cela vaudra toutes les déchéances ».