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Université du MoDem : « Nous sommes en ordre de marche », assure Jacqueline Gourault

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Laurent Berbon
Le 24.09.2010 à 17:08
Université du MoDem : « Nous sommes en ordre de marche », assure Jacqueline Gourault
La sénatrice centriste Jacqueline Gourault
© Public Sénat
Mal en point depuis les européennes de 2008, le MoDem entend bien rebondir à l’occasion de l’université de rentrée de ce week-end. La sénatrice Jacqueline Gourault, nouvellement chargée des questions d’éducation, se félicite que le parti soit à nouveau « en ordre de marche ».

Mal en point depuis les européennes de 2008, le MoDem entend bien rebondir à l’occasion de l’université de rentrée de ce week-end. La sénatrice Jacqueline Gourault, nouvellement chargée des questions d’éducation, se félicite que le parti soit à nouveau « en ordre de marche ».

On assiste à une balkanisation du centre depuis quelque temps. Où est la place du MoDem dans tout ça ?
Le MoDem est tout simplement au centre. Je note que le centre n’était pas quelque chose de très couru, et maintenant il y a des vocations multiples. Le centre, c’est un positionnement politique de vérité, de rassemblement et d’indépendance.  Beaucoup de gens se prétendent du centre mais on ne peut pas être du centre si on n’est pas indépendant.  Le seul à qui je peux accorder le même positionnement c’est Jean Arthuis, qui parle d’un centre indépendant.

En évoquant ceux qui « se prétendent au centre », vous faites allusion au Nouveau Centre d’Hervé Morin?
Ça fait trois ans qu’ils sont dans le gouvernement, qu’ils disent amen à tout ce que le gouvernement fait. Je ne vois pas d’idées sur lesquelles nos valeurs reposent qu’ils aient fait avancer.  Ils ont accepté tout ce qui est contraire à nos convictions de fond. Hervé Morin est ministre de François Fillon et surtout de Nicolas Sarkozy. Donc on ne peut pas être sur la même longueur d’onde. Comment peut-on être au gouvernement et dire ce qu’il dit? Il faut un peu de morale en politique, de colonne vertébrale et de courage. Je pense d’ailleurs qu’il doit y avoir des problèmes parce que le député Nicolas Perruchot veut quitter le Nouveau Centre.

Comment l’unification du centre est-elle possible dans ces conditions ?
Elle est possible à partir du moment où les gens ont le courage d’être indépendants. On ne peut pas rassembler le centre sur des ambigüités.

Le MoDem est pourtant prêt à s’associer avec des villepinistes pour créer un groupe à l’Assemblée. Or ces derniers font toujours partie de l’UMP…
Avoir un groupe politique c’est important techniquement, mais évidemment ce n’est pas pour ça qu’on va l’accepter à n’importe quelle condition. Si ces personnes restent au sein de l’UMP ça n’est pas possible. Il y a un moment où il faut choisir.

Le Premier ministre François Fillon a réaffirmé aujourd’hui que la réforme des retraites irait à son terme. Le Sénat peut-il vraiment encore jouer un rôle ?
Oui. Il y a encore un rôle à jouer. Nous avons toujours dit que nous étions d’accord sur les 62 ans, mais pas sur le passage de 65 à 67 ans. Le premier qui a parlé de ce problème d’ailleurs c’est François Bayrou. Et aujourd’hui c’est le sujet dont tout le monde parle. Pour nous, pour les militants, c’est rassurant de voir un patron qui met toujours le doigt là où ça fait mal.

Au Sénat, il peut y avoir une majorité pour repousser cette affaire des 67 ans. On verra ceux qui sont capables d’être indépendants. Si ce sont de vrais centristes on le verra à ce moment là. Il ne s’agit pas de faire des incantations.

Le MoDem peut-il réussir demain là où il a échoué hier ?
Oui. Au fond tout ce qu’avait dit François Bayrou était juste et s’est vérifié notamment sur le problème de la dette, qui était le leitmotiv de sa campagne présidentielle. De même que ce qu’il a écrit sur Tapie est malheureusement d’actualité aujourd’hui. Et il y a un moment où les Français s’en rendent compte. Ils n’ont pas toujours compris à l’époque où il l’a dit. On a une organisation qui s’est améliorée et des responsables clairement identifiés.  Nous sommes en ordre de marche.

Beaucoup au MoDem ont par le passé reproché à François Bayrou sa gestion du parti quelque peu « autoritaire ». Les choses ont donc évolué ?
Dans un parti, il faut toujours un patron. A l’UMP, il y a un patron qui est Nicolas Sarkozy. Personne ne dit qu’il dirige l’UMP avec autorité. De même que Martine Aubry est patronne, elle tient son parti. En fait, tout cela a souvent été une explication pour ceux qui nous ont quittés. C’est un prétexte.

On a parfois l’impression que François Bayrou est quand même isolé, sans véritable réseaux pourtant nécessaires lors des rendez-vous électoraux …
Peut-être que les gens ne se précipitent pas parce que le chemin qu’on a choisi n’est pas le plus facile. Mais seront présents lors de notre université d’été des gens comme Jean-Paul Delevoye, Médiateur de la République, Jean-Arthuis, Luc Ferry ou encore l’académicien Jean-Christophe Rufin. François Bayrou n’a pas un tempérament à toujours vanter ses mérites et ses relations. C’est quelqu’un qui a beaucoup de réseaux et qui est très entouré.

 
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