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Quitter le mode zen

Vers un nouveau clash entre BHL et Chevènement ?

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Simon Barbarit
Le 23.02.2016 à 16:10

Nouvelle passe d’armes entre Bernard Henri Lévy et Jean-Pierre Chevènement. Le philosophe n’a visiblement pas apprécié les propos tenus sur Public Sénat hier soir par l’ancien ministre de la Défense. Il le fait savoir sur Twitter le qualifiant au choix de « Mélenchon en pire » ou de « lepenisme light ».

Les années passent et les invectives continuent entre les deux hommes. Ce mardi c’est au tour du philosophe d’admonester par un tweet le président de la fondation Res Publica.

La raison du courroux de l’homme à la chemise blanche ? Une interview donnée hier soir dans l’émission de Sonia Mabrouk  On va plus loin par Jean-Pierre Chevènement, il y parle diplomatie française et géopolitique du proche orient. Interrogé sur les frappes aériennes massives de la Russie sur l’opposition syrienne faisant régulièrement de nombreux morts parmi les civils, l’ancien représentant spécial de la France pour la Russie répond : « La Russie est menacée par des commandos (de jihadistes) plus ou moins infiltrés par un certains nombres d’irréductibles, par conséquent elle est très vigilante sur ce qui se passe dans le monde arabo musulman. Elle est liée à la Syrie par une alliance très ancienne. Et naturellement son intervention a fait pencher la balance en faveur du régime de Bachar Al Assad » explique –t-il.

Une minute plus tard il qualifie le régime du président syrien de « violent et sanguinaire ».

Alors que Jean-Luc Mélenchon a, ce week-end, « félicité les russes »  et estimé que Vladimir Poutine allait « régler le problème » en Syrie, Jean-Pierre Chevènement a considéré lui qu’il « ne savait pas si la Russie pouvait aider au rétablissement de la paix ». « Je pense qu’on ne peut y arriver qu’avec elle, mais pas seule (…) Il faut une gouvernance mondiale autour de la Russie et des Etats-Unis » a-t-il poursuivi.

Si la position Française a longtemps été « tout sauf Bachar » dans le règlement du conflit syrien, Jean-Pierre Chevènement a lui rappelé son analyse de l’époque : « dès le départ j’avais indiqué à François Hollande que le mot d’ordre : Bachar doit disparaitre de la surface de la terre ne me paraissait pas approprié à la situation parce qu’il avait encore assez de soutiens dans la société syrienne. Et que le rôle de la France était plutôt de favoriser des médiations (…) il ne faut pas tout juger à l’aune de la diplomatie française qui n’a pas pour but de gendarmer le monde. La diplomatie française doit servir la cause de la paix ».

Si l’on comprend qu’entre les deux hommes les analyses diplomatiques sont diamétralement opposés, cette attaque de Bernard Henri Levy fait suite à de nombreuses autres.  Déjà opposés sur le conflit bosnien en 1993, les noms d’oiseaux arrivent en 2007. Dans son livre « Ce grand cadavre à la renverse » BHL accuse Jean-Pierre Chevènement d’avoir « saboté» la campagne de Ségolène Royal.  Accusé par le philosophe d’être « d’inspiration maurassienne », Jean-Pierre Chevènement l’avait alors qualifié de « petit télégraphiste de l’empire » (voir la vidéo ci-dessous).


CHEVENEMENT : BHL PETIT TELEGRAPHISTE DE L'EMPIRE par anouarparis

 

En 2013 sur le plateau de l’émission On n’est pas couché,  c’est un Jean-Pierre Chevènement très en forme qui revient sur cette accusation du philosophe : « il se trompe, comme sur tout d’ailleurs… ».

On attend maintenant la nouvelle réplique du « Ché »…