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Villepin « effrayé » par la campagne de Sarkozy et les « gages à l'extrémisme »

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Le 27.04.2012 à 13:04
Villepin « effrayé » par la campagne de Sarkozy et les « gages à l'extrémisme »
© AFP

L'ancien premier ministre Dominique de Villepin se déclare "effrayé" par la campagne du président-candidat Nicolas Sarkozy et ses "gages à l'extrémisme", dans une tribune publiée vendredi dans Lemonde.fr.

"Halte au feu ! (...) Mon rôle n'est pas de dire pour qui voter, car chacun doit prendre ses responsabilités (...). Le 6 mai, que chacun vote en pensant à la France et à ce qu'elle a toujours porté de meilleur, à ses valeurs de respect, de dignité et d'humanisme, parce que, en conscience, il faut bien choisir", souligne-t-il.

Dans ce texte au vitriol contre le président-candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy et intitulé "La droite m'effraie, la gauche m'inquiète", M. de Villepin juge qu'après une campagne de premier tour "indigente", celle du second "devient indigne".

"L'instrumentalisation de faits divers, l'improvisation de bien des propositions, le débauchage sans vergogne de voix extrémistes tiennent aujourd'hui lieu de débat. Les lignes rouges républicaines sont franchies une à une", affirme celui qui n'a pu concourir à la présidentielle faute d'avoir recueilli les 500 parrainages d'élus requis.

"Je veux le dire aujourd'hui avec gravité. C'est une route sans retour. La dérive électoraliste qui s'est engagée est un processus incontrôlable et sans fin. Une concession en entraînera toujours une autre. Un gage à l'extrémisme toujours un plus grand encore. Une digue rompue en fera céder une autre. Halte au feu", souligne-t-il.

L'ancien chef de gouvernement de Jacques Chirac "ne peut cautionner cette dérive", affirmant que "le combat contre la logique des idées simples, de la peur et de la force" constitue "l'engagement de toute (sa) vie politique au nom d'une certaine idée de la France".

Il va jusqu'à établir un parallèle entre Nicolas Sarkozy et l'ancien président américain George W. Bush: "c'est la même spirale qui a entraîné la guerre en Irak et qui nourrit l'islamisme au nom du choc des civilisations".

"La division n'a pas de fin. La haine n'a pas de fond", ajoute celui qui fut condisciple à l'Ena du candidat PS François Hollande (PS). Et de citer en exemple l'ex-président Chirac qui avait, lui, "tracé des limites claires entre la droite républicaine et l'extrême droite".