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Villepin a évoqué un financement illicite de Balladur selon l'avocat des familles

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Le 25.11.2010 à 19:35
Villepin a évoqué un financement illicite de Balladur selon l'avocat des familles
© AFP

Dominique de Villepin a évoqué jeudi devant le juge Renaud van Ruymbeke ses "convictions très fortes » que des rétrocommissions sur des contrats d'armement ont pu financer la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995, a déclaré l'avocat des familles de victimes.

 Dominique de Villepin a, de son côté, réaffirmé à la presse, à l'issue de plus de quatre heures d'audition par le magistrat, qu'il n'y avait « aucun lien » entre l'arrêt des commissions sur des contrats d'armements en 1995 et l'attentat de Karachi en 2002.

 M. de Villepin a confirmé qu'il avait « des convictions très fortes » que les rétrocommissions « avaient financé des partis politiques soutenant le Premier ministre » de l'époque, Edouard Balladur, a déclaré Me Olivier Morice, l'avocat des familles de victimes de l'attentat, qui a assisté à l'audition devant le juge van Ruymbeke, chargé du volet financier de l'affaire Karachi.

L'ex-Premier ministre a indiqué qu'il serait également entendu dans les prochains jours par le juge Marc Trévidic, chargé de l'enquête sur l'attentat de Karachi.

« J'ai souhaité apporter mon témoignage au juge van Ruymbeke (chargé du volet financier de l'affaire Karachi, NDLR) comme je le ferai dans les prochains jours auprès du juge Marc Trévidic », a déclaré Dominique de Villepin.

 « J'ai indiqué au juge qu'il ne peut y avoir à mon sens aucun lien entre l'attentat de Karachi et l'arrêt du versement des commissions », a-t-il poursuivi.

 « Je cherche à ce que toute la lumière soit faite », a encore ajouté Dominique de Villepin, qui n'a pas réitéré devant la presse ses « soupçons » quant à l'existence d'une corruption de décideurs français.

M. de Villepin était secrétaire général de l'Elysée en 1995 quand Jacques Chirac a ordonné à son arrivée à la présidence la révision des contrats d'armement ayant pu donner lieu à de telles rétrocommissions. Il avait fait état vendredi soir sur TF1 de "très forts soupçons" de faits de corruption.

Deux contrats suscitent des interrogations : Sawari II portant sur la vente de trois frégates à l'Arabie saoudite, signé en novembre 1994, et le contrat Agosta de vente de sous-marins au Pakistan en septembre 1994.