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Les Y a bon Awards, une cérémonie contre le racisme

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Elisa Bertholomey
Le 23.05.2011 à 14:49
Les Y a bon Awards, une cérémonie contre le racisme

Souvenez-vous, c’était il y a un an : Brice Hortefeux recevait un Y a bon Award récompensant l’ensemble de son œuvre suite à plusieurs de ses propos et notamment le célèbre « Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes. »

Un an après, les Indivisibles – l’association à l’origine de la cérémonie – réitère : ils organisent ce soir la troisième cérémonie des Y a bons Awards, ces gratifications qui « récompensent » les propos racistes des personnalités publiques (hommes politiques, journalistes…) Cinq Awards seront décernés pendant les 1h15 que dure la cérémonie : pour l’ensemble de son œuvre, meilleur espoir, l’islam ne passera pas par moi, les Envahisseurs 3 et la France aux français.

Pour l’instant, on ne connaît pas encore les nominés, ils seront présentés lors de la cérémonie. Gilles Sokoudjou, président de l’association les Indivisibles, explique la manière dont ils sont choisis. « Au sein de l’association, on a une cellule de veille médiatique. On scrute les propos, on analyse le message, on le déconstruit. Puis on fait une sélection que l’on classe dans les catégories des Y a bons Awards ». Les lauréats sont désignés par un jury indépendant. Cette année, Josiane Balasko, Didier Porte, Pape Diouf ou encore Princesse Erika sont parmi les jurés.

Même si cette cérémonie table sur l’humour, les Indivisibles cherchent à faire passer un vrai message politique. « On organise cette cérémonie pour montrer les propos les plus discriminants et stigmatisants qu’ont dit les journalistes, les hommes politiques, l’élite », poursuit Gilles Sokoudjou. Pour cela, l’association s’appuie sur la charte qu’elle a éditée. Son principal objectif : combattre les préjugés. « On essaye de dénoncer ce qui a été présenté comme une vérité absolue. Il faut combattre ces propos car comme ils sont repris par les médias, des milliers de personnes les reçoivent ». Gille Sokoudjou reconnaît qu’en ce moment « il est assez facile de trouver des propos racistes ». Ceux qui l’ont le plus choqué dernièrement ? La phrase de Chantal Brunel qui préconisait de remettre les immigrés dans des bateaux. « Malheureusement, des citations de cet acabit, il y en aura pleins pendant la cérémonie. »