Yvon Collin craint la «balkanisation» du Sénat

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François Vignal
Le 28.09.2011 à 17:51

Le Sénat passe à gauche, mais Yvon Collin n’a pas vraiment la banane. Le sénateur du Parti radical de gauche vient de perdre la présidence du groupe RDSE (à majorité PRG) de la Haute assemblée. Il a été battu au deuxième tour par Jacques Mézard, soutenu par Jean-Michel Baylet, président du PRG. Collin et Baylet n’étaient pas vraiment les meilleurs amis du monde. Ça ne va pas arranger les choses.

Autre motif de déception : l’abaissement très probable du seuil de création d’un groupe de 15 à 10 sénateurs. Un changement de règlement sur mesure que concède le PS à Europe Ecologie-Les Verts, qui se renforce au Sénat avec…10 sénateurs. Selon Yvon Collin, c’est une erreur : « C’est la balkanisation du Parlement. Il y a en germe un poison pour les groupes », prévient-il. Le sénateur craint la multiplication des groupes au Sénat. Et les marchandages et l’instabilité qui s’en suivent.

L’existence du groupe RDSE, à majorité de gauche mais qui comporte quelques sénateurs de centre-droit, serait par ailleurs en question. Deux ou trois de ses membres pourraient rejoindre le nouveau groupe centriste élargi. De quoi fragiliser un groupe RDSE divisé entre pro-Collin et pro-Baylet.

 

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