Yémen, le cri des femmes: un documentaire de Manon Loizeau production AMIP
Au Yémen depuis janvier 2011 une révolution est en cours. Sous nos regards, pendant deux ans, des milliers de niqabs noirs ont défilé chaque semaine à Sanaa la capitale. Des milliers de femmes, invisibles jusque-là, ont défié sans relâche le pouvoir. Elles ont même brûlé leurs voiles sur la place publique pour demander plus d’égalité. Au fil des mois, portées par la vague des révolutions arabes, les femmes du Yémen sont devenues les actrices majeures de la révolte en cours.

Yémen, le cri des femmes: un documentaire de Manon Loizeau production AMIP

Au Yémen depuis janvier 2011 une révolution est en cours. Sous nos regards, pendant deux ans, des milliers de niqabs noirs ont défilé chaque semaine à Sanaa la capitale. Des milliers de femmes, invisibles jusque-là, ont défié sans relâche le pouvoir. Elles ont même brûlé leurs voiles sur la place publique pour demander plus d’égalité. Au fil des mois, portées par la vague des révolutions arabes, les femmes du Yémen sont devenues les actrices majeures de la révolte en cours.
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Sans nos regards, pendant deux ans des milliers de niqabs noirs ont défilé chaque semaine à Sanaa la capitale. Des milliers de femmes, invisibles jusque-là, ont défié sans relâche le pouvoir. Elles ont osé sortir pour la première fois de l’enfermement de leurs foyers pour manifester aux côtés des hommes. Elles ont même brûlé leurs voiles sur la place publique pour demander plus d’égalité. Au fil des mois, portées par la vague des révolutions arabes, les femmes du Yémen sont devenues les actrices majeures de la révolte en cours. Défiant les tabous et les interdits d’une société clanique et patriarcale elles sont descendues dans la rue et elles y sont restées. Elles ont mis fin à des années d’enfermement et de silence. Jusque là le Yémen était classé par l’ONU comme l’un des pires pays pour la condition des femmes. Souvent mariées à dix ans, 70% d’entre elles n’ont pas le droit à l’éducation ni aux soins médicaux, pendant des années elles n’ont pas eu le droit de sortir de chez elles.

Aujourd’hui les femmes du Yémen participent aux côtés des hommes à l’élaboration de la transition démocratique du pays. Depuis mars 2013 une fois le processus révolutionnaire achevé, un dialogue national a commencé pour bâtir les fondements d’un pays neuf. Dans la nouvelle constitution en cours d’élaboration les droits des femmes sont inscrits comme une priorité. Chaque jour les femmes gagnent des droits. Alors que le processus de transition démocratique est menacé en permanence par des attentats organisé par Al Quaida Des élections présidentielles sont prévues en février 2014.

Nous avons filmé de janvier 2012 à juin  2013 l’incroyable révolte des femmes du Yémen. Une véritable double révolution. Nous avons suivi le combat de trois d’entre elles : Tawakol Karman, qui a mené la révolte et obtenu le prix Nobel de la Paix en 2011. Surnommée la nouvelle reine de Saba par son peuple. On lui prédit un destin de chef d’Etat.Nadia Abdullah, une jeune étudiante devenue camera woman de la révolution, puis représentante des jeunes au sien du dialogue national.Enfin Ehsan Dogesh, mère de 5 enfants qui a campé pendant deux ans avec sa famille sur la place du changement.Chacune à sa manière incarne la formidable libération de la parole des femmes. Le cri des femmes du Yémen.

Bande Annonce du documentaire: 

Bande-Annonce - Yémen, le cri des femmes
00:45

Diffusions:

-Samedi 24 mai à 22h

-Dimanche 25 mai à 18h

-Lundi 26 mai à 17h15

-Samedi 31 mai à 15h15

-Dimanche 1er juin à 10h30

Suivi d'un débat à 23h " Yémen :les conflits oubliés" présenté par Claire Barsacq

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