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Tensions au salon de l’agriculture : « des gens sont venus pour que je ne rentre pas, c’est raté », affirme Emmanuel Macron

L’ouverture du 60è salon international de l’agriculture a été marquée par un niveau de tensions inédit entre les agriculteurs et les forces de l’ordre. Si le président de la République a finalement pu déambuler, l’ambiance est restée extrêmement tendue tout le long de la visite.
Henri Clavier

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« Calme ou pas calme », Emmanuel Macron assurait ce midi qu’il ouvrirait le 60è salon international de l’agriculture. Pourtant, l’agenda du président de la République a failli être bousculé à cause de la virulence des manifestants. Après la fin des blocages autoroutiers et l’annonce de mesures de simplification pour l’agriculture française, l’exécutif espérait pouvoir maîtriser la contestation des agriculteurs au sein du salon de l’agriculture. Néanmoins, plusieurs syndicats, dont la coordination rurale, avaient organisé un certain nombre d’actions dans la semaine.

Accueilli par des agriculteurs scandant « Macron démission, Macron démission », le président de la République s’est heurté à une tension inédite au salon de l’agriculture. Les manifestants, pour beaucoup liés à la Coordination rurale, ont bien failli forcer le président à quitter prématurément le salon de l’agriculture. Les heurts entre manifestants et forces de l’ordre ont causé des dégâts, détruisant notamment des enclos. Malgré cela, et alors que les exposants étaient bloqués à l’entrée des autres halls, Emmanuel Macron a pu déambuler, sous haute sécurité, dans les allées du salon de l’agriculture.

Pour le président de la République, qui s’est entretenu pendant deux heures avec des agriculteurs avant sa déambulation, ces actions servent directement les intérêts de ses adversaires politiques.  « On va être franc entre nous. Vous avez des gens qui sont venus juste pour que je ne rentre pas, c’est raté. Vous avez des gens qui sont là avec un projet politique c’est de servir le Rassemblement national, de faire demain ou après-demain une haie d’honneur pour les dirigeants du Front national et, bien sûr, de mener une campagne politique »

Des annonces insuffisantes

En plus des 62 mesures de simplification déjà proposées par le Premier ministre, Emmanuel Macron a tenu à présenter de nouvelles propositions pour apaiser une situation extrêmement tendue. Pour rappel, le chef de l’Etat a annoncé qu’un prix plancher allait être mis en place pour les produits de chaque filière afin de garantir un prix de vente supérieur au coût de production.

Parmi les autres mesures destinées à apaiser les tensions, Emmanuel Macron s’est engagé à lancer, dès la semaine prochaine, les travaux pour un « plan trésorerie d’urgence » destiné à libérer les agriculteurs d’un certain nombre de contraintes financières. Soucieux de ne pas « empêcher » les agriculteurs de travailler, l’exécutif propose également la reconnaissance d’un « droit à l’erreur » dans l’accomplissement des tâches administratives.

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