cature soeurs

« Les docus de Noël » : Une vie de contemplation dans un monde de bruit

Non loin du périphérique et du tumulte parisiens, se trouve une petite communauté : les Bénédictines de Sainte-Bathilde. Dans ce prieuré où le temps semble suspendu, elles vivent une vie de foi, de recueillement et de partage. Un engagement total, un don de soi au rythme des prières et chants religieux, et à l’écart du reste de la société selon les vœux de Saint-Benoit. Des femmes touchantes, illuminées par les caméras de Lola Pidoux et Loraine David dans le documentaire « Sœurs », diffusé ce 24 décembre 2023 sur Public Sénat.
Axel Dubois

Temps de lecture :

2 min

Publié le

 

Difficiles de les différencier dans leurs tenues de sœurs. Et pourtant, elles viennent d’un peu partout : des quatre coins de la France, bien sûr, mais aussi du Bénin, du Vietnam ou encore de Madagascar. C’est en les observant, en les suivant dans leur quotidien au jour le jour que l’on découvre la personnalité de chacune, ce qui fait la singularité de ces femmes.

A commencer par une réunion sur l’horaire des prochaines vêpres, tenue par la Mère Marie-Madeleine, figure incontournable de la communauté. 17h, 17h10 ou 17h30, on les voit défendre avec conviction leur rituel : « Autrefois on sonnait plus tôt » dira l’une, « enlève ton autrefois le temps, n’est pas le même qu’aujourd’hui ! » lui répondra une autre. Au fil des repas pris au soleil, des discussions légères, on apprend les détails de ces vies vécues loin des regards, et du tumulte : « J’ai beaucoup voyagé. Madagascar, Bénin… J’étais passée dans 100 monastères, puis j’ai arrêté de compter. » confie une sœur.

 

image

 

A travers des plans minimalistes, une image soignée et des plans baignés de lumière Lola Pidoux et Loraine David les réalisatrices nous invitent à la contemplation d’un quotidien de femmes dans ce lieu si particulier. Des images touchantes, semblables à des icônes, qui nous permettent de mieux comprendre les racines de l’engagement : « En tant que Bénédictines, nous n’avons pas le vœu de pauvreté, mais celui de désappropriation. On ne décide pas, on reçoit, on remercie et on partage ». De la célébration des fêtes pascales, à la restauration de l’orgue de la chapelle, en passant par l’organisation d’un vide grenier pour le financer ou la fabrication des chapelets, ce documentaire au rythme lent nous invite à la découverte du parcours de ces femmes. A voir ce dimanche 24 décembre 2023 sur Public Sénat.

Retrouvez ce documentaire sur le site de Public Sénat ici.

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

« Les docus de Noël » : Une vie de contemplation dans un monde de bruit
3min

Culture

Pour Bruno Patino, « les IA nous isolent en nous accompagnant tout le temps »

Que reste-t-il de la promesse initiale d’un monde connecté où la connaissance serait partagée par tous ? Les GAFAM sont-elles des entreprises à trop forte capacité de nous nuire ? De l’espoir originel d’un monde plus égalitaire à l’inquiétude actuelle de notre possible obsolescence, Bruno Patino pense notre époque et nous alerte. Mais la responsabilité de ces évolutions n’incombe-t-elle qu’aux entreprises de la tech ? Ne sommes-nous pas nous-mêmes responsables de notre asservissement progressif ? L’essayiste et patron d’Arte répond à toutes ces questions de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard.

Le

« Les docus de Noël » : Une vie de contemplation dans un monde de bruit
3min

Culture

Pour le chef Paul Pairet « l’Occident en général a tendance à caricaturer la Chine depuis toujours »

Sa casquette et son style le distinguent de tous les autres chefs étoilés. Amoureux de l’Asie et de ses saveurs, le télégénique chef Paul Pairet a su traduire son goût de la découverte dans les assiettes comme nul autre avec une simplicité déconcertante en dépit d’un succès mondial. Invité de Rebecca Fitoussi dans Un monde, Un regard, il revient sur son parcours marqué par une passion dévorante.

Le

« Les docus de Noël » : Une vie de contemplation dans un monde de bruit
3min

Culture

« Il faut être un peu ‘maso’ pour faire rire, surtout dans notre époque très plombante », estime Bertrand Chameroy

Même s’il sait mieux que personne à quel point ce métier est dur, il n’en a jamais envisagé un autre. Chaque jour dans ses chroniques aiguisées, il se brocarde l’actualité, et raille les politiques. Une forme de mise à distance nécessaire pour ne pas être accablé, avoue-t-il. Cette semaine, Bertrand Chameroy, raconte les coulisses de son métier au micro de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard.

Le