« Les festivals seront-ils sacrifiés pour les Jeux Olympiques ? » s’inquiète Monique De Marco (EELV)
Lors des questions d’actualité au gouvernement, la sénatrice écologiste Monique De Marco a interpellé la ministre de la Culture au sujet du plan de sécurisation des Jeux Olympiques présenté par le ministre de l’Intérieur, qui prévoit des « possibles annulations ou reports » de festivals qui mobilisent des forces de l’ordre.

« Les festivals seront-ils sacrifiés pour les Jeux Olympiques ? » s’inquiète Monique De Marco (EELV)

Lors des questions d’actualité au gouvernement, la sénatrice écologiste Monique De Marco a interpellé la ministre de la Culture au sujet du plan de sécurisation des Jeux Olympiques présenté par le ministre de l’Intérieur, qui prévoit des « possibles annulations ou reports » de festivals qui mobilisent des forces de l’ordre.
Louis Mollier-Sabet

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Il y a deux semaines, Gérald Darmanin présentait aux sénateurs son plan de sécurisation des grands événements sportifs à venir, et notamment la Coupe de monde de rugby 2023 et les Jeux Olympiques de Paris 2024. Pour arriver à mobiliser les 30 000 membres des forces de l’ordre en moyenne sur un mois promis par le ministre de l’Intérieur, celui-ci a notamment évoqué « la possible annulation ou report de tous les événements en France qui demandent des forces mobiles », et au premier rang desquels les festivals.

« Des annulations seraient catastrophiques pour un secteur qui peine à se remettre de la pandémie »

« Les organisateurs de festivals, les travailleurs et les spectateurs s’inquiètent. Les festivals seront-ils sacrifiés pour les Jeux Olympiques ? » s’est interrogée la sénatrice Monique De Marco, qui s’inquiète de la mise en péril d’un « symbole de la France et de sa diversité culturelle. » La sénatrice de Gironde a aussi attiré l’attention sur « les retombées financières conséquentes » de ces festivals pour l’économie locale, estimée à 50 millions d’euros pour le festival d’Avignon, par exemple.

« Si l’activité festivalière est annulée, qui assurera les conséquences financières ? » a lancé la sénatrice, qui estime que de telles annulations seraient « catastrophiques pour un secteur qui peine à se remettre de la pandémie. » Pour Monique De Marco, « la culture ne doit pas être une nouvelle fois la variable d’ajustement de décisions nationales. » À ce titre, la sénatrice écologiste demande que le gouvernement précise « qui sera concerné, quand, comment et dans quelle mesure. »

« Concilier la vitalité des festivals et la sécurisation des Jeux Olympiques »

Des questions auxquelles ne répondra visiblement pas la ministre ce mercredi. Si Rima Abdul Malak reconnaît que « la France est une terre de festivals », qui sont « une partie importante de son ADN culturel, notamment l’été. » Mais elle rappelle aussi que « l’organisation des Jeux Olympiques est un événement exceptionnel, hors norme, qui nécessite une sécurisation particulièrement renforcée. » Or, ajoute-t-elle, « les festivals mobilisent des unités de forces mobiles », le gouvernement s’est donc lancé dans « un travail fin » pour évaluer « les situations les plus impactées au cas par cas et concilier la vitalité des festivals et la sécurisation des Jeux Olympiques. » La ministre de la Culture a ainsi renvoyé la question à une date ultérieure. « Je poursuis le travail en bilatéral avec chacun des festivaliers. Dans les semaines qui viennent nous verrons se dessiner des solutions », a-t-elle assuré.

Partager cet article

Dans la même thématique

« Les festivals seront-ils sacrifiés pour les Jeux Olympiques ? » s’inquiète Monique De Marco (EELV)
3min

Culture

 Avec Guillaume Diop et Hugo Marchand « On finit par se connaitre par cœur comme un vieux couple » reconnaît la danseuse étoile Dorothée Gilbert

Elle le dit elle-même : le corps s’use, l’opéra est exigeant et il faut être à la hauteur des ballets que l’on joue. À 42 ans la danseuse étoile Dorothée Gilbert prendra sa retraite à la fin de l’année dans un ultime récital de l’Histoire de Manon à l’Opéra Garnier. Comment se réinvente-t-on vie après 35 ans passés dans l’institution ? Quels liens a-t-on noué avec ses partenaires, Dorothée Gilbert se livre au micro de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard.

Le

« Les festivals seront-ils sacrifiés pour les Jeux Olympiques ? » s’inquiète Monique De Marco (EELV)
3min

Culture

Affaire Dreyfus : « Ce n’est pas une erreur judiciaire, il est victime d’un complot antisémite », rappelle Philippe Collin

Dans son dernier ouvrage, Philippe Collin compile documents et archives pour éclairer d’un nouveau jour l’affaire Dreyfus. Pour le journaliste, passionné d’Histoire, l’officier a sciemment fait l’objet d’un complot. Dans son ouvrage Alfred Dreyfus, le combat de la République (éditions Albin Michel), il décrit une société française où règne un « acmé d’antisémitisme », profondément ancré à l’extrême droite mais qui n’épargne pas non plus une partie de la gauche. Il était l’invité de l’émission Un monde, un regard présentée par Rebecca Fitoussi.

Le

« Les festivals seront-ils sacrifiés pour les Jeux Olympiques ? » s’inquiète Monique De Marco (EELV)
3min

Culture

« La dictature est un one-man show qui a mal tourné ! », Jonathan Lambert revient sur l’époque burlesque que nous traversons

C’est la liberté qui dicte ses choix artistiques. L’auteur de Qui a volé mes jambes ? (éd. du Seuil) revient sur le devant de la scène avec un roman-photo où il déroule une enquête policière absurde. Une fois n’est pas coutume, il renouvelle la forme. Comme pour ne pas s’enfermer dans un style, comme pour éviter de se répéter ou de ne plus être drôle. Sans cesse, Jonathan Lambert s’applique à faire ce pas de côté avec l’époque pour mieux saisir ce qui résiste au temps. Le comédien-humoriste révèle à Rebecca Fitoussi comment il fait pour rester au goût du jour dans Un monde, un regard. 

Le