Pascal Nègre : « Le succès, c’est toujours un petit miracle. Vous pouvez avoir 400 000 followers sur Tiktok, et faire deux streamings »

Dans la liste des artistes qu’il a accompagné, vous trouverez les plus grandes voix de la chanson française : Barbara, Mylène Farmer, Alain Bashung, ou encore Johnny Halliday. Producteur passionné au style excentrique, sa sensibilité musicale et son intuition l’ont rarement trompé, le rendant rapidement incontournable dans le milieu. Véritable dénicheur de talents, il écoute avec gourmandise les nouveautés d’aujourd’hui. Cette semaine, Rebecca Fitoussi reçoit Pascal Nègre dans l’émission d’entretien Un monde, un regard.
Axel Dubois

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Le producteur ingérant, obsédé par les chiffres, et aux artistes sous pression, très peu pour lui : « fondamentalement, l’artiste c’est le boss ». Non, pour Pascal Nègre, un producteur et un artiste « c’est comme une histoire d’amour : la chose la plus importante c’est la confiance ». Une confiance qu’il a toujours cherché à entretenir avec les plus grands noms de son répertoire comme avec les plus petits.

 

Les recettes du succès

Mais cette relation unique entre un artiste et son producteur existe-t-elle encore ? Aujourd’hui « 60% des musiques que vous écoutez sont aujourd’hui produites par les artistes eux-mêmes » affirme t-il. Le producteur est-il condamné au célibat ? Lui, n’est pas alarmiste : « un artiste ne réussit jamais seul ». Bien malin celui ou celle qui refuserait les conseils d’un producteur aussi aguerri : animateur de radio libre, attaché de presse, producteur et artisan du succès de la maison de production Universal, autant dire qu’il connait toutes les ficelles du métier.

« Le succès c’est toujours un petit miracle : vous pouvez avoir 300 ou 400 000 followers, et faire 2 streamings sur un titre ».  Et ses années de métiers et son oreille experte n’est pas une garantie totale : « sur 6 artistes signés, vous n’en avez qu’un qui marche » selon lui. Avec ses conseils, peut-être plus…

 

L’amour de la musique

Et son succès à lui ? A quoi le doit-il ? A son originalité peut-être : « Je n’ai jamais été dans un moule » confie-t-il lui-même. Mais c’est surtout cet amour passionnel, intense, quasi-mystique, pour la musique qui a fait son génie : « Ce qui est génial dans notre métier c’est que, le fondamental, il est irrationnel : on est dans la poésie, dans les mélodies, on est dans l’art » affirme le producteur, l’œil pétillant.

Une musique qui pour lui a aussi un rôle citoyen : « La musique a été black, blanc, beur, avant 1998 et la Coupe du monde. La musique, elle est dans la rue, elle voit, elle suit ce qui se passe dans la rue ; elle partage des émotions, des envies, et des cultures différentes. C’est génial ! ».

 

Retrouvez l’intégralité de l’émission ici.

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