Portraits de Bernard Pivot
Le journaliste et ecrivain francais Bernard Pivot pose devant sa bibliotheque vide, dans son nouvel appartement ou il vient d'emmenager, a Paris, en France - le 23/12/2020//JDD_JDD0239/2012280942/Credit:Lewis Joly /JDD/SIPA/2012280952

« Passeur de culture », « gourmand des mots et de la vie »…Les sénateurs rendent hommage à Bernard Pivot

Homme de lettres et créateur de l’émission culte « Apostrophes », Bernard Pivot est décédé à l’âge de 89 ans. Les sénateurs rendent hommage à ce grand défenseur de la langue et de la culture française.
Caroline Deschamps

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Interrogée par Public Sénat, la sénatrice (Les indépendants) Laure Darcos s’est dit « extrêmement troublée » par la disparition de Bernard Pivot, saluant sa « passion débordante pour les livres, mais aussi pour les auteurs ». « Il savait conserver un certain niveau intellectuel, tout en menant un travail de vulgarisation, avec un ton coquin et un peu d’humour. On se sentait toujours plus intelligent après avoir vu l’une de ses émissions », raconte Laure Darcos. La vice-présidente de la commission de la culture se souvient notamment de son entretien avec Alexandre Soljenitsyne, écrivain russe et dissident du régime soviétique, en avril 1975, dans l’émission « Apostrophes ». Pour lui rendre hommage, la sénatrice espère que les chaînes du service public organiseront des rediffusions de ses émissions, « des moments télévisés d’anthologie ».

Le président de la commission de la culture, le sénateur centriste Laurent Lafon note quant à lui, sur X que « Bernard Pivot était gourmand des mots, des bons plats et de la vie. Il avait ce talent pour nous inviter dans l’intimité de ses échanges complices avec les auteurs. »

Le sénateur LR des Hauts-de-Seine Roger Karoutchi souligne à travers sa disparition la fin d’une époque où « le livre, la lecture et la culture française subissent une forte remise en cause » à l’heure « du buzz et à l’inculture érigée en vertu ».

Pour le sénateur communiste des Hauts-de-Seine Pierre Ouzoulias, membre de la commission de la culture, « Bernard Pivot était un homme du peuple » et « un passeur de culturel d’exception ».

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