Sandrine Sarroche : « au lieu de nous dresser les uns contre les autres, soyons ensemble »

Les chroniques politiques à la radio et à la télévision ne suffisent pas à assouvir la soif créative de Sandrine Sarroche. Cette chansonnière aux refrains cinglants remonte sur scène avec un one (wo)man show éponyme au théâtre Édouard VII. Le rire par la chanson, véritable tradition dans la comédie, permet de transmettre des émotions uniques au public, mais aussi des messages forts aux accents politiques. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde un regard, elle raconte son parcours de Toulon à la capitale et sa passion pour la scène.
Rédaction Public Sénat

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Le plaisir de prendre la parole, elle l’a découvert lors de ses études de droit. Devenue juriste, elle excelle dans l‘art de la formule juste et prend un virage à 180 degrés direction l’humour.

Pour l’humoriste qui a commencé à exercer à la commission nationale informatique et liberté, « il y a une continuité parce que la formation juridique permet d’avoir un état d’esprit dont on ne peut plus se départir […] : la façon de raisonner, le raisonnement a contrario, la façon de décortiquer quelque chose, l’esprit critique et puis les mots, la précision, l’humour. » Autant d’outils toujours indispensables à l’artiste aujourd’hui.

Réconcilier les hommes et les femmes

Si elle revendique son franc parler et son féminisme, elle plaide pour le vivre ensemble plutôt que l’affrontement : « Souvent on a cette impression-là, qu’il y a certaines féministes qui n’aiment pas les hommes, et il y en a, il faut le dire. Il y a des femmes qui n’aiment pas les hommes et qui ont une haine contre les hommes. Moi j’essaye de faire en sorte de réconcilier les choses ( …) c’est important de ne pas tout le temps dresser les gens contre les autres », revendique-t-elle.

Dans son spectacle, elle veut réconcilier « la province et Paris, les hommes et les femmes, les noirs et blancs », avant d’ajouter, « au lieu de nous dresser les uns contre les autres, soyons ensemble et essayons d’être bien et le mieux possible. »

La chanson, moyen d’expression ultime

Juriste, humoriste, elle avoue que, dans son for intérieur, elle aurait aimé « être chanteuse ». Le meilleur moyen de faire passer de l’émotion et des messages forts. Comme dans La Corrida de Cabrel et Comme ils disent d’Aznavour, ses deux chansons préférées, « en trois minutes, ça vaut tous les pamphlets du monde ».

Une passion pour le chant qui remonte à son enfance « Le chant n’est pas sur le même hémisphère que la parole dans notre cerveau. Souvent les paroles de chanson c’est ce dont on se souvient quand on a tout oublié. Ma grand-mère à la fin de sa vie, qui chantait beaucoup […] ne se souvenait plus que de ça, des paroles de chanson […], moi ça m’a toujours marqué ».

L’émission est à retrouver en intégralité ici.

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