Sandrine Sarroche : « au lieu de nous dresser les uns contre les autres, soyons ensemble »

Les chroniques politiques à la radio et à la télévision ne suffisent pas à assouvir la soif créative de Sandrine Sarroche. Cette chansonnière aux refrains cinglants remonte sur scène avec un one (wo)man show éponyme au théâtre Édouard VII. Le rire par la chanson, véritable tradition dans la comédie, permet de transmettre des émotions uniques au public, mais aussi des messages forts aux accents politiques. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde un regard, elle raconte son parcours de Toulon à la capitale et sa passion pour la scène.
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le plaisir de prendre la parole, elle l’a découvert lors de ses études de droit. Devenue juriste, elle excelle dans l‘art de la formule juste et prend un virage à 180 degrés direction l’humour.

Pour l’humoriste qui a commencé à exercer à la commission nationale informatique et liberté, « il y a une continuité parce que la formation juridique permet d’avoir un état d’esprit dont on ne peut plus se départir […] : la façon de raisonner, le raisonnement a contrario, la façon de décortiquer quelque chose, l’esprit critique et puis les mots, la précision, l’humour. » Autant d’outils toujours indispensables à l’artiste aujourd’hui.

Réconcilier les hommes et les femmes

Si elle revendique son franc parler et son féminisme, elle plaide pour le vivre ensemble plutôt que l’affrontement : « Souvent on a cette impression-là, qu’il y a certaines féministes qui n’aiment pas les hommes, et il y en a, il faut le dire. Il y a des femmes qui n’aiment pas les hommes et qui ont une haine contre les hommes. Moi j’essaye de faire en sorte de réconcilier les choses ( …) c’est important de ne pas tout le temps dresser les gens contre les autres », revendique-t-elle.

Dans son spectacle, elle veut réconcilier « la province et Paris, les hommes et les femmes, les noirs et blancs », avant d’ajouter, « au lieu de nous dresser les uns contre les autres, soyons ensemble et essayons d’être bien et le mieux possible. »

La chanson, moyen d’expression ultime

Juriste, humoriste, elle avoue que, dans son for intérieur, elle aurait aimé « être chanteuse ». Le meilleur moyen de faire passer de l’émotion et des messages forts. Comme dans La Corrida de Cabrel et Comme ils disent d’Aznavour, ses deux chansons préférées, « en trois minutes, ça vaut tous les pamphlets du monde ».

Une passion pour le chant qui remonte à son enfance « Le chant n’est pas sur le même hémisphère que la parole dans notre cerveau. Souvent les paroles de chanson c’est ce dont on se souvient quand on a tout oublié. Ma grand-mère à la fin de sa vie, qui chantait beaucoup […] ne se souvenait plus que de ça, des paroles de chanson […], moi ça m’a toujours marqué ».

L’émission est à retrouver en intégralité ici.

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Sandrine Sarroche : « au lieu de nous dresser les uns contre les autres, soyons ensemble »
3min

Culture

« C’était la première fois que je voyais des êtres humains devenir des bourreaux » Ginette Kolinka, centenaire survivante du camp d’Auschwitz-Birkenau.

Celle qui est devenue commandeur de la Légion d’Honneur à cent ans au titre d’intervenante en milieu scolaire du devoir de mémoire, n’avait que 19 ans lorsque la Gestapo l’a arrêtée en mars 1944. Désormais, elle n’a de cesse de témoigner et de rappeler aux jeunes générations ce qu’a été la Shoah : le massacre délibérément planifié de près des deux tiers des Juifs d’Europe pendant la Seconde Guerre mondiale, environ six millions de personnes. Ginette Kolinka était l’invitée de Rebecca Fitoussi dans « un monde, un regard ».

Le

Sandrine Sarroche : « au lieu de nous dresser les uns contre les autres, soyons ensemble »
3min

Culture

Pour le chef Paul Pairet « l’Occident en général a tendance à caricaturer la Chine depuis toujours »

Sa casquette et son style le distinguent de tous les autres chefs étoilés. Amoureux de l’Asie et de ses saveurs, le télégénique chef Paul Pairet a su traduire son goût de la découverte dans les assiettes comme nul autre avec une simplicité déconcertante en dépit d’un succès mondial. Invité de Rebecca Fitoussi dans Un monde, Un regard, il revient sur son parcours marqué par une passion dévorante.

Le

Sous nos yeux
3min

Culture

Entre résistance et vie quotidienne, ils ont filmé l’occupation en super 8

C’est un film sur la Seconde Guerre mondiale, sans images du conflit ou presque. Portrait d’une France sous l’occupation racontée à partir d’images amateurs, celles des Normands, photographes ou simple amateurs fortunés qui dès les années 30 s’étaient équipés de caméras super 8. Un film rare qui documente la vie qui continue malgré les bombes et les privations.

Le