Baisse des dépenses des collectivités : « Le Premier ministre a dit qu’il était ouvert à des propositions alternatives », affirme Jean-François Husson

Le rapporteur général de la commission des finances affirme avoir évoqué la question du budget des collectivités territoriales avec le Premier ministre, à l’occasion de la réunion du groupe LR au Sénat. Alors que les 5 milliards d’économies demandés font grincer des dents, la négociation semble ouverte.
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Michel Barnier était présent lors de la réunion du groupe Les Républicains au Sénat ce 22 octobre. Interrogé en amont des questions d’actualité au gouvernement, le sénateur LR Jean-François Husson affirme que le Premier ministre a été interrogé sur les économies demandées aux collectivités locales dans le cadre du budget 2025.

« On évite les lignes rouges, même s’agissant des collectivités locales »

« Le Premier ministre a dit qu’il était ouvert à des propositions alternatives, construites en restant dans l’épure générale d’un effort des collectivités et dans l’effort global de 60 milliards d’économies », a précisé le rapporteur général du budget au Sénat. « Il faut soigner le malade France », insiste le sénateur pour souligner l’impératif de réduction du déficit.

Les économies demandées aux collectivités, pour le moment établies à 5 milliards, pourraient-elles être minorées ? « Cela pourra être moins, mais pas forcément », tempère Jean-François Husson. « On évite les lignes rouges, même s’agissant des collectivités locales », ajoute-t-il.

Un recours au 49.3 « probable », juge Jean-François Husson

Jean-François Husson juge par ailleurs « probable » l’utilisation du 49.3 à l’Assemblée nationale, pour surmonter les désaccords des députés sur le budget. L’option a été validée ce 23 octobre en Conseil des ministres, même si la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a affirmé que l’objectif du Premier ministre était « de laisser toute sa place au débat et de le faire dans le respect du Parlement ».

« Je fais confiance à la parole du Premier ministre, qui souhaite que le débat à l’Assemblée nationale puisse aller le plus loin possible. On l’a vu l’année dernière, quand le Parlement ne s’exprime pas, ne débat pas, la démocratie est attaquée et affaiblie », a jugé le sénateur.

Partager cet article

Dans la même thématique

Baisse des dépenses des collectivités : « Le Premier ministre a dit qu’il était ouvert à des propositions alternatives », affirme Jean-François Husson
7min

Économie

« Les hausses de prix ne reflètent pas un enrichissement des industriels », assure au Sénat Mondelez, propriétaire des biscuits LU

Face à la commission d’enquête du Sénat sur la construction des prix dans la distribution et l’industrie, la multinationale spécialiste du goûter a insisté sur la dégradation de ses marges au fil des dernières années. « Nos coûts liés au marché français ont augmenté deux fois plus vite que nos prix de cession négociés avec nos clients », a exposé sa présidente.

Le

Baisse des dépenses des collectivités : « Le Premier ministre a dit qu’il était ouvert à des propositions alternatives », affirme Jean-François Husson
5min

Économie

« Vous êtes sous serment ! » : accroc durant l’audition de la centrale d’achat internationale de Carrefour et de Coopérative U, au Sénat

L’une des réponses apportées devant la commission d’enquête du Sénat sur les marges dans la grande distribution et ses fournisseurs, le 4 mars dernier, était manifestement contradictoire avec les éléments dont disposait la rapporteure. Eureca, la centrale d’achat européenne, de plusieurs enseignes dont Carrefour et Coopérative U, était interrogée sur ses pratiques en matière de négociations commerciales.

Le

Illustration Bercy
5min

Économie

Budget : pour faire face au « choc pétrolier », le gouvernement va geler de 4 à 6 milliards de dépenses

Pour faire face à la guerre au Moyen-Orient, le gouvernement devrait annoncer demain mardi le gel de quelques milliards de crédits budgétaires. Une « précaution » qui n’en est pas au stade de rabot, détaillent les spécialistes du sujet au Sénat, tout en restant vigilants à ce que le gouvernement ne prenne pas l’habitude d’utiliser des décrets d’annulation de crédits en cours d’exercice et donc de remettre en cause le travail parlementaire.

Le