Budget 2026 : « On a besoin de connaître le cap du gouvernement », exige Mathieu Darnaud (LR)

Le président du groupe LR au Sénat exige de la « clarté » de la part du gouvernement, sur le volet fiscal du projet de loi de finances. « On ne peut pas se satisfaire des avis qui sont contraires », déclare-t-il.
Rédaction Public Sénat

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Le Premier ministre a-t-il recollé ce matin les morceaux avec les présidents de groupe au Sénat, agacés de ne plus avoir « de son ni d’image » depuis plusieurs jours ? « Je dirais peu mieux faire parce qu’on a besoin aussi de voir les députés et on a besoin de connaître le cap du gouvernement », regrette Mathieu Darnaud, le président du groupe LR au Sénat, ce 5 novembre.

Si le chef du gouvernement a profité de la réunion avec les présidents de groupe du Sénat pour faire le bilan des derniers votes intervenus à l’Assemblée nationale sur le budget, le sénateur LR a surtout rappelé les positions de sa famille pour l’examen à venir. « Nous ne voulons pas d’impôts supplémentaires, nous ne voulons pas de nouvelles taxes et nous voulons plus d’économies. On n’attend pas à ce que le Parlement, ni même le gouvernement fassent la poche des Français. »

« Le compte n’y est pas »

Comme le rapporteur général du budget le plaidait ce matin, le sénateur de l’Ardèche demande un engagement plus fort des ministres lors des débats budgétaires. « Aujourd’hui, il faut que le gouvernement fixe un cap, qu’il nous dise celle des dispositions, ceux des impôts qui seront repris et présentés au Sénat, parce que bien sûr, le compte n’y est pas ! »

La difficulté de l’exercice est telle que les députés ne sont toujours pas venus à bout de la première partie, ce qui interroge sur les conditions de la mise de la mise en œuvre du budget, au fur et à mesure que le délai constitutionnel se réduit. Le gouvernement finira-t-il par prendre des ordonnances ? « On peut le redouter et ce sera un échec », redoute Mathieu Darnaud, qui mesure aujourd’hui le temps perdu dans le redressement des comptes. « Si on avait un peu plus écouté le Sénat par le passé, nous ne serions pas là à chercher 40 milliards d’économies. Parce que depuis quasiment 10 ans, nous votons des budgets avec des économies ! »

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