Budget des collectivités locales : face au déficit, « nous sommes tous dans le même bateau », déclare Gabriel Attal

Après un premier plan d’économies de 10 milliards d’euros sur les dépenses de l’État, des coupes budgétaires pourraient également être réalisées auprès des collectivités territoriales. Face aux alertes des sénateurs, Gabriel Attal assure que le gouvernement recevra les associations d’élus à ce sujet le 9 avril.
Rose-Amélie Bécel

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« Nous sommes tous dans le même bateau. Si on veut éviter une hausse supplémentaire des taux d’intérêts, c’est aussi parce qu’on veut protéger les collectivités territoriales dans leurs capacités d’investissements », défend Gabriel Attal lors des questions d’actualités au gouvernement, face à l’inquiétude des sénateurs sur d’éventuelles coupes budgétaires pour les collectivités locales.

« Je crois très profondément à l’esprit collectif de responsabilité », assure le Premier ministre, qui promet que ce plan d’économies sera discuté avec les représentants d’associations d’élus. Ils seront reçus par Bruno Le Maire, Thomas Cazenave, Christophe Béchu et Dominique Faure, le 9 avril prochain.

L’accompagnement de l’Etat aux collectivités « ne faiblira pas en 2024 »

Face à Gabriel Attal, la présidente du groupe communiste estime que le gouvernement considère les collectivités « comme un supplétif aux difficultés financières de l’Etat ». « Vous avez le choix de faire les recettes que vous souhaitez. Les collectivités territoriales qui doivent boucler leurs budgets, qui doivent répondre aux besoins de leur population, qui pallient la défaillance des plus grandes missions régaliennes, n’ont pas ce choix-là », dénonce Cécile Cukierman.

De son côté, le Premier ministre estime au contraire que l’accompagnement de l’État aux collectivités « ne faiblira pas en 2024 » : « L’État versera 60 milliards d’euros aux collectivités locales, c’est le deuxième poste de dépenses après l’Éducation nationale. Nous sommes au rendez-vous, à leurs côtés. »

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