Le géant des hydrocarbures TotalEnergies a annoncé ce mardi prolonger son plafonnement des prix du carburant en France en avril, tout en remontant le plafond du litre de gazole à 2,25 euros et en laissant celui de l’essence à 1,99 euro le litre. Les 3 300 stations-service du groupe dans la métropole appliqueront ces mesures et ne distribueront plus de gazole Excellium, plus coûteux, pour se concentrer « sur la distribution de gazole classique durant cette période de crise », précise TotalEnergies dans un communiqué.
Alors que la guerre au Moyen-Orient a fait flamber le prix des hydrocarbures et des carburants, TotalEnergies avait dans un premier temps plafonné les carburants distribués à 1,99 euro le litre, mais avait déjà relevé mi-mars le prix du litre de gazole à 2,09 euros le litre.
L’entreprise justifie cette nouvelle remontée du prix du litre de gazole par « la très forte remontée des cours internationaux » de ce carburant, « dont la France est largement importatrice », depuis la fin du mois de mars. Elle « doit donc adapter le niveau du plafonnement du gazole qui a été maintenu jusqu’au 7 avril pour aider ses clients durant le week-end de Pâques », précise encore TotalEnergies.
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Risques de rupture
Ce plafonnement a conduit à un afflux important d’usagers dans les stations du groupe pétrolier français, entraînant des ruptures temporaires. Le gouvernement a annoncé mardi que des « problématiques de logistiques » ont entraîné des ruptures temporaires d’au moins un type de carburant dans 18 % des stations-service en France après le week-end prolongé de Pâques, tout en rassurant sur les disponibilités en carburant.
Dans les stations hors TotalEnergies, le taux de rupture d’au moins un carburant n’est que d’environ 4 %, a voulu rassurer Maud Bregeon la porte-parole du gouvernement sur RMC/BFMTV. Olivier Gantois, président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip) a également indiqué sur RTL ce mardi matin que « les stations seront pour la plupart réapprovisionnées dès aujourd’hui ».
A ce stade, le président de l’Ufip ne voit pas de pénurie se dessiner, assurant avoir « quelques semaines de visibilité ». Il a indiqué que la hausse des prix des carburants en mars n’avait pas fait diminuer la consommation des Français, qui ont même acheté 1 % de carburant de plus qu’en mars 2025.
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(Avec AFP)