FRANCE : STATION SERVICE TOTAL ENERGIES

Carburants : TotalEnergies maintient au mois d’avril le prix-plafond du litre d’essence, mais remonte celui du gazole

Depuis le 2 mars dernier, TotalEnergies plafonne les prix à la pompe dans ses stations essence, pour aider les ménages à faire face à la flambée des prix des hydrocarbures. Le groupe annonce ce mardi le prolongement de la mesure sur le mois d’avril, toutefois, le plafond du litre de gazole va être revu à la hausse de 16 centimes.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le géant des hydrocarbures TotalEnergies a annoncé ce mardi prolonger son plafonnement des prix du carburant en France en avril, tout en remontant le plafond du litre de gazole à 2,25 euros et en laissant celui de l’essence à 1,99 euro le litre. Les 3 300 stations-service du groupe dans la métropole appliqueront ces mesures et ne distribueront plus de gazole Excellium, plus coûteux, pour se concentrer « sur la distribution de gazole classique durant cette période de crise », précise TotalEnergies dans un communiqué.

Alors que la guerre au Moyen-Orient a fait flamber le prix des hydrocarbures et des carburants, TotalEnergies avait dans un premier temps plafonné les carburants distribués à 1,99 euro le litre, mais avait déjà relevé mi-mars le prix du litre de gazole à 2,09 euros le litre.

L’entreprise justifie cette nouvelle remontée du prix du litre de gazole par « la très forte remontée des cours internationaux » de ce carburant, « dont la France est largement importatrice », depuis la fin du mois de mars. Elle « doit donc adapter le niveau du plafonnement du gazole qui a été maintenu jusqu’au 7 avril pour aider ses clients durant le week-end de Pâques », précise encore TotalEnergies.

» LIRE AUSSI – Prix du carburant : avec les aides ciblées, le gouvernement acte la fin du quoi qu’il en coûte

Risques de rupture

Ce plafonnement a conduit à un afflux important d’usagers dans les stations du groupe pétrolier français, entraînant des ruptures temporaires. Le gouvernement a annoncé mardi que des « problématiques de logistiques » ont entraîné des ruptures temporaires d’au moins un type de carburant dans 18 % des stations-service en France après le week-end prolongé de Pâques, tout en rassurant sur les disponibilités en carburant.

Dans les stations hors TotalEnergies, le taux de rupture d’au moins un carburant n’est que d’environ 4 %, a voulu rassurer Maud Bregeon la porte-parole du gouvernement sur RMC/BFMTV. Olivier Gantois, président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip) a également indiqué sur RTL ce mardi matin que « les stations seront pour la plupart réapprovisionnées dès aujourd’hui ».

A ce stade, le président de l’Ufip ne voit pas de pénurie se dessiner, assurant avoir « quelques semaines de visibilité ». Il a indiqué que la hausse des prix des carburants en mars n’avait pas fait diminuer la consommation des Français, qui ont même acheté 1 % de carburant de plus qu’en mars 2025.

» LIRE AUSSI – Guerre au Moyen-Orient : faut-il craindre une pénurie de carburants en France ?

(Avec AFP)

Partager cet article

Dans la même thématique

Carburants : TotalEnergies maintient au mois d’avril le prix-plafond du litre d’essence, mais remonte celui du gazole
4min

Économie

Retraites : le RN réfléchit à supprimer l’âge légal de départ, mais « ce n’est pas aussi simple », estime Jean-Philippe Tanguy (RN)

Invité de notre matinale, Jean-Philippe Tanguy a maintenu la proposition du RN d’abroger la réforme des retraites d’Élisabeth Borne, alors que Jordan Bardella a confié « examiner » un report de l’âge légal de la retraite. Le chef de file du RN sur les questions financières a en revanche confirmé que le RN planchait sur une suppression de l’âge légal de départ pour se concentrer uniquement sur la durée de cotisation.

Le

« On ne peut pas rester comme ça dans ce flou artistique » : des sénateurs font monter la pression pour obtenir un budget 2026 rectificatif
6min

Économie

« On ne peut pas rester dans ce flou artistique ! » : des sénateurs font monter la pression pour obtenir un budget 2026 rectificatif

Le gouvernement a détaillé de nouvelles mesures d’accompagnement pour faire face à la flambée des carburants, mais n’a toujours pas révélé ses choix en matière d’économies, pour tenir la trajectoire des comptes publics. Au Sénat, le rapporteur général de la commission des finances exige par courrier à Bercy la communication des arbitrages. La demande pour un projet de loi de finances rectificative monte également.

Le

Le rapporteur général de la commission des finances du Sénat réclame un projet de loi de finances rectificative, « sans délai »
2min

Économie

Le rapporteur général de la commission des finances du Sénat réclame un projet de loi de finances rectificative, « sans délai »

Dans un communiqué, le sénateur LR Jean-François Husson appelle le gouvernement à agir, estimant que le cadre budgétaire voté en début d’année « n’est plus crédible ». Il considère que cela doit passer par un budget rectificatif, seul capable de redonner de la « visibilité à la Nation face aux incertitudes économiques et géopolitiques ».

Le

Carburants : TotalEnergies maintient au mois d’avril le prix-plafond du litre d’essence, mais remonte celui du gazole
7min

Économie

Banque de France : Emmanuel Moulin assure les sénateurs de son « indépendance » vis-à-vis « du pouvoir exécutif » et « des intérêts privés »

Nommé par Emmanuel Macron pour prendre la tête de la Banque de France, Emmanuel Moulin a assuré les sénateurs qui l’ont auditionné de sa totale « indépendance », s’il est bien confirmé à ce poste. « Homme libre », il juge que le « quoi qu’il en coûte », lors du covid, « aurait pu être désactivé plus tôt » et que les mesures de soutiens face au coût de l’énergie ont été « beaucoup trop élevées ».

Le