« C’est bienvenu qu’ils fassent aussi un effort » : Laurent Saint-Martin salue le gel du budget de l’Élysée et des assemblées parlementaires

Interrogé par Public Sénat, le ministre des Comptes publics a salué le choix de la présidence de la République, de l’Assemblée nationale et du Sénat de renoncer à l’augmentation de leur dotation dans le cadre du budget 2025.
Guillaume Jacquot

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La décision est symbolique. Dans un communiqué commun, la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet et le président du Sénat, Gérard Larcher, ont annoncé qu’ils renonçaient à l’indexation sur l’inflation du montant des dotations versées aux assemblées parlementaires en 2025 (1,7 %). Au même moment, le palais de l’Élysée faisait également savoir qu’il ne solliciterait pas d’augmentation de sa dotation dans le projet de loi de finances, qui prévoyait une hausse de sa dotation de 2,5 %.

La double annonce du matin devrait permettre d’alléger de 20 millions d’euros les dépenses publiques. Dans un contexte d’effort général de 60 milliards d’euros, la revalorisation de leur budget de fonctionnement avait fait polémique.

« Il faut montrer que chacun doit faire l’effort nécessaire pour accompagner ce redressement »

Présent au Sénat au moment de la publication de ces communiqués, le ministre du Budget et des Comptes publics a salué les choix des trois institutions. « Je pense qu’on est dans une période où on demande à tout le monde de faire un effort et donc je pense que c’est effectivement bienvenu qu’à la fois les chambres et l’Élysée fassent aussi un effort là-dessus, c’est-à-dire gardent le même budget entre 2024 et 2025. Je pense que c’est une bonne mesure », a déclaré à Public Sénat, Laurent Saint-Martin.

Le ministre, qui s’apprêtait à participer à une réunion avec les sénateurs Renaissance (groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants) rappelle toutefois que le gouvernement s’était basé sur les lettres-plafonds proposés par le précédent gouvernement.

« Il faut à la fois conserver un certain montant de moyens pour ces institutions, pour qu’elles puissent bien fonctionner, et en même temps montrer que chacune doit faire l’effort nécessaire pour accompagner ce redressement des comptes publics, qui concerne tout le monde », a-t-il ajouté.

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

« C’est bienvenu qu’ils fassent aussi un effort » : Laurent Saint-Martin salue le gel du budget de l’Élysée et des assemblées parlementaires
5min

Économie

Carburants : « L’hypothèse d’une crise passagère dont les conséquences s’effaceraient immédiatement est désormais écartée », reconnaît Maud Bregeon

Auditionnée par le Sénat, la ministre chargée de l'Energie a fait savoir que les aides sur le carburant mises en place à l’attention de certains secteurs et des rouleurs les plus précaires pourraient être rajustées dans les semaines à venir. Alors qu’aucune sortie de crise ne se dessine à court terme au Moyen-Orient, Maud Bregeon a tenu à évacuer le risque d’une pénurie, faisant valoir l’important stock stratégique constitué par la France.

Le

Immobilier, La Defense, Paris.
7min

Économie

Paris s’apprête à doubler la taxe sur les logements vacants « pour remettre environ 20 000 appartements sur le marché »

Pour lutter contre la pénurie de logements à Paris, la ville va appliquer à partir de 2027 les plafonds de la nouvelle taxe sur les logements vacants, un dispositif inscrit dans la dernière loi de finances. Emmanuel Grégoire a fait de la résorption du parc inoccupé le principal axe de sa politique en matière de logement. À terme, la majorité municipale espère aussi intervenir sur les résidences secondaires.

Le

« C’est bienvenu qu’ils fassent aussi un effort » : Laurent Saint-Martin salue le gel du budget de l’Élysée et des assemblées parlementaires
7min

Économie

« Les hausses de prix ne reflètent pas un enrichissement des industriels », assure au Sénat Mondelez, propriétaire des biscuits LU

Face à la commission d’enquête du Sénat sur la construction des prix dans la distribution et l’industrie, la multinationale spécialiste du goûter a insisté sur la dégradation de ses marges au fil des dernières années. « Nos coûts liés au marché français ont augmenté deux fois plus vite que nos prix de cession négociés avec nos clients », a exposé sa présidente.

Le