Paris Gabriel Attal conference de presse sur la situation agricole
Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, des Finances et de la SouverainetÃ' industrielle et NumÃ'rique lors d'une conference de presse sur la situation agricole, à l'Hôtel de Matignon à Paris, France, le 21 fÃ'vrier 2024. Â' StÃ'phane Lemouton/Bestimage French Minister for Economy Bruno Le Maire during a press conference at the Hotel Matignon, in Paris, on February 21, 2024 to answer to farmers protesting over pay, tax and regulation.//04SIPA_sipa.50507/Credit:Lemouton / POOL/SIPA/2402211427

Déficit de la France : le Sénat organise un contrôle au ministère de l’Économie

Le rapporteur général de la commission des finances du Sénat est en ce moment à Bercy, pour obtenir la communication des documents expliquant la dégradation du déficit de la France en 2023. Prévu à 4,9 % du PIB, il s’établirait en réalité à 5,6 % du PIB.
Rédaction Public Sénat

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Jean-François Husson, rapporteur général de la commission des finances du Sénat, se rend ce 21 mars à Bercy pour procéder à un « contrôle sur pièces et sur place ». En vertu des pouvoirs spéciaux accordés à la commission des finances, le sénateur consulte le ministère de l’Économie pour « obtenir communication de l’ensemble des notes et documents produits par les services de Bercy » expliquant la dégradation du déficit de l’économie française. Le sénateur fera part des conclusions de ce contrôle lors d’une conférence de presse, ce jeudi à 17 heures, au Sénat.

Prévu à 4,9 % du PIB, ce déficit s’établirait finalement à 5,6 % du PIB pour l’année 2023. Dans un communiqué, la commission des finances du Sénat ne cache pas son incompréhension face à ce chiffre : « Le Sénat doit intervenir pour comprendre comment il a été possible d’arriver à un niveau de déficit qui, s’il était confirmé à 5,6 %, n’aurait jamais été atteint sous la Ve République hors récession et hors crise. »

La commission dénonce également le « manque patent d’informations à disposition du Parlement » et « le mépris » du gouvernement. Ce contrôle s’inscrit aussi dans le cadre des annonces de Bruno Le Maire, demandant 10 milliards d’euros d’économies en 2024 en raison d’une prévision de croissance plus faible que prévue.

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