Brussels: EU institutions
La Commission europeenne instituee par le traite de Rome de 1957, est composee d un commissaire europeen par Etat membre, soit 27 commissaires. Ils sont proposes par les chefs d Etat ou de gouvernement des Etats membres reunis au sein du Conseil europeen, et approuves par le Parlement europeen. Le role de la commission est de proposer et de mettre en œuvre les politiques communautaires. Depuis 2019, sa presidente est l Allemande Ursula von der Leyen. Le siege de la Commission est situe a Bruxelles, en Belgique dans le batiment Berlaymont. Bruxelles, BELGIQUE - 12/10/2021 The European Commission, established by the 1957 Treaty of Rome, is composed of one European Commissioner per Member State, i.e. 27 Commissioners. They are proposed by the Heads of State or Government of the Member States meeting within the European Council, and approved by the European Parliament. The role of the Commission is to propose and implement Community policies. As of 2019, its president is Ursula von der Leyen from Germany. The headquarters of the Commission is located in Brussels, Belgium in the Berlaymont building. Brussels, BELGIUM - 10/12/2021//04HARSIN_UEINSTITUTIONS026/2110121523/Credit:ISA HARSIN/SIPA/2110121529

Déficit : la France pourra transmettre son plan de réduction le 31 octobre à Bruxelles

C’était une demande de la France : obtenir un laps de temps supplémentaire pour fournir à la Commission européenne sa trajectoire de redressement des finances publiques. Vœu exaucé par Bruxelles d’après le journal Le Monde, citant des sources européennes. Face à la situation politique et économique de la France, Paris pourra rendre sa copie fin octobre.
Caroline Deschamps

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2 min

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Mis à jour le

Edit le 25 octobre à 15h48

C’est un ouf de soulagement…ou plutôt un petit répit. D’après le journal Le Monde et l’agence Reuters, la Commission européenne donne à la France un délai supplémentaire d’un mois pour présenter son plan de correction des finances publiques.  Le ministre de l’Economie a confirmé ce mercredi qu’il pourrait rendre sa trajectoire budgétaire le 31 octobre. Paris fait l’objet d’une procédure de Bruxelles pour déficit excessif, comme six autres pays européens, dont l’Italie et la Belgique.

Le déficit public français devrait atteindre 5,6% du PIB cette année – au lieu de 5,1% anticipés – voire 6%, alors que l’Union européenne impose à ses membres de contenir leur déficit sous la barre des 3%.

La France qui devait présenter le 20 septembre, sa trajectoire des finances publiques-à savoir les réformes engagées pour y arriver- avait demandé plus de temps à Bruxelles. Il faut dire que l’instabilité politique et les longues semaines de tractations pour nommer un nouveau gouvernement, rendaient cette date couperet quasi impossible à respecter.

Fraîchement nommé, le nouveau ministre de l’Economie Antoine Armand, a estimé ce mardi sur France Inter, qu’ « on avait un des pires déficits de notre histoire ». Outre une réduction des dépenses, la question d’une hausse d’impôts ciblée a refait surface dans le débat public. Le Premier ministre Michel Barnier a laissé entendre dimanche sur le plateau de France 2, qu’il pourrait procéder à « des prélèvements ciblés sur les personnes fortunées ou sur certaines entreprises ». Le locataire de Matignon a néanmoins écarté une éventuelle hausse d’impôts sur les classes moyennes et sur « ceux qui travaillent ».

Le patron du Medef s’est dit prêt « à discuter sous conditions ». Fidèle à sa volonté de dialogue, Michel Barnier, reçoit justement ce mardi après-midi, Patrick Martin le leader du Medef et Marylise Léon, la secrétaire générale de la CFDT pour entamer des discussions.

Le gouvernement doit présenter son projet de budget pour 2025 le 9 octobre prochain.

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