Le Maire

Finances publiques : l’exécutif réunit tous les groupes parlementaires jeudi à Bercy

Les ministres de l’économie, de la Santé et du Budget invitent tous les présidents de groupes politiques des deux chambres du Parlement à une « réunion de travail » à Bercy. L’occasion d’évoquer les pistes en matière de réduction de la dépense publique en vue du budget 2025. Le gouvernement cherche désormais à réaliser 20 milliards d’économies, l’an prochain, contre 12 initialement programmés.
Quentin Calmet

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le mail est adressé à tous les présidents de groupes politiques, ainsi qu’aux principaux parlementaires chargés du suivi des questions budgétaires, comme les présidents des commissions des Finances et Affaires sociales. Les rapporteurs généraux des budgets de l’Etat et de la Sécurité sociale (PLFSS) sont également invités.

Le gouvernement entend ainsi inclure les parlementaires dans le travail lancé ces dernières semaines de réduction de la dépense publique. « C’est une réunion, parce qu’il y a le feu », commente un collaborateur parlementaire.

En cause, l’annonce par l’INSEE, mardi 26 mars 2024, du chiffre exact du déficit public en 2023, qui devrait être bien au-dessus des 4,9% du PIB, prévus initialement. Ce déficit devrait atteindre 5,6% du PIB, selon le rapporteur général du budget, Jean-François Husson. La semaine, dernière, il avait pu vérifier ce chiffre directement auprès des services du ministère de l’économie, lors d’un contrôle « sur pièce et sur place », à Bercy. Le rapporteur général LR avait alors parlé de « gestion budgétaire calamiteuse ».

Cette convocation s’apparente à une réunion de crise, selon la gauche. « Ce n’est pas bon signe », a réagit dès vendredi, Patrick Kanner le président du groupe socialiste au Sénat, invité de « Parlement Hebdo » (voir le replay, à partir de 17 minutes). « Aujourd’hui, l’incurie budgétaire de ce gouvernement aboutit à ce que l’on sacrifie des services publics », avait ajouté Patrick Kanner.

La réunion est programmée jeudi à Bercy entre 15h00 et 17h30.

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Finances publiques : l’exécutif réunit tous les groupes parlementaires jeudi à Bercy
9min

Économie

Collectivités locales, niveau de l’effort ou encore fiscalité : les premiers signes de mécontentement à l’égard du budget 2027 se font jour au Sénat

Lors d’une audition des ministres de l’Économie et des Comptes publics, les premières critiques vis-à-vis des textes budgétaires apparaissent à la commission des finances du Sénat. La potion imposée aux collectivités territoriales fait l’unanimité contre elle. La droite sénatoriale se montre critique sur le niveau de l’effort proposée, quand la gauche dénonce un manque de justice fiscale.

Le

Finances publiques : l’exécutif réunit tous les groupes parlementaires jeudi à Bercy
5min

Économie

Budget 2027 : le Haut Conseil des finances publiques pointe des prévisions « optimistes » du gouvernement

Alors que le projet de loi de finances 2027 a été présenté le 1er octobre en conseil des ministres, le Haut Conseil pour les finances publiques a estimé devant le Sénat que les prévisions du gouvernement pour 2027 étaient « optimistes » - comme elles l’avaient été en 2026. L’explosion de la charge de la dette, notamment, rogne les efforts budgétaires consentis par le gouvernement.

Le

FRANCE – BLOCUS DES LYCEES PARISIENS
7min

Économie

Blocage des lycées : que payent les régions pour la construction et l’entretien des établissements ?

Chauffage en rade, bouilloires thermiques, fuites d’eau, sanitaires insalubres… Les lycéens mobilisés dénoncent notamment l’état de vétusté des bâtiments. Pourtant, les régions ont consacré 18% de leur budget aux établissements du secondaire en 2025, qu’il s’agisse de dépenses liées à l’entretien des édifices, ou de constructions nouvelles.

Le

Retraits d’investisseurs, écarts avec nos voisins : comment la situation budgétaire française suscite la méfiance croissante des marchés
7min

Économie

Investisseurs qui se retirent, écarts avec nos voisins : comment la situation budgétaire française suscite la méfiance croissante des marchés

La signature française chez les investisseurs a perdu de son éclat en quelques mois, et singulièrement depuis quelques semaines. A l’étranger, certains fonds d’investissements regardent désormais avec méfiance les titres de dette française, et notre situation budgétaire fait désormais les gros titres de la presse anglo-saxonne. Pour l’heure, Paris échappe encore à des attaques spéculatives, mais la prime de risque que demandent nos prêteurs s’est considérablement accrue.

Le