« Il est hors de question que les collectivités territoriales soient la variable d’ajustement de ce budget », avertit le socialiste Thierry Cozic

Alors que le gouvernement s’est engagé à maintenir un objectif de déficit à 5% dans sa nouvelle copie budgétaire, le sénateur socialiste Thierry Cozic, vice-président de la commission des finances, attend des précisions sur les recettes et la présentation des éléments de dépenses.
Romain David

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Des interrogations demeurent sur la nouvelle mouture du projet de loi de finances dévoilée par Sébastien Lecornu. Le Premier ministre s’est résigné à enclencher le 49-3 pour faire adopter le budget, au prix de nombreuses concessions faites aux socialistes, en matière de dépenses notamment, afin de s’éviter une censure. Mais le gouvernement l’assure : l’objectif des 5 % de déficit sera respecté. « Nous sommes très attentifs au sort qui sera réservé aux collectivités territoriales. Il est hors de question que les collectivités territoriales soient la variable d’ajustement de ce budget. Tenir 5 %, oui, mais pas sur le dos des collectivités territoriales ! », avertit au micro de Public Sénat le sénateur PS Thierry Cozic, vice-président de la commission des finances.

Pour l’heure, Sébastien Lecornu s’est engagé à ramener l’effort financier des collectivités à 2 milliards d’euros, un geste en direction de la majorité sénatoriale de droite et du centre, très remontée contre cette nouvelle copie budgétaire. « J’entends les régions qui s’inquiètent, il y a également des remontées du côté des communes, avec la mise à contribution via le DILICO », observe Thierry Cozic, en référence à un dispositif d’épargne forcée pour les collectivités, initialement imaginé au Sénat en 2024, mais qui a été dénoncé à gauche.

« Ce budget n’est pas un budget socialiste », insiste Thierry Cozic, alors que la droite et le bloc central reprochent à l’exécutif d’avoir trop largement cédé aux demandes du PS. « Quand on regarde la partie recettes, ce n’est pas la nôtre. On continue les cadeaux aux entreprises et la politique de l’offre qui a été initiée par Emmanuel Macron », observe l’élu, qui préfère parler « du budget du gouvernement, avec quelques avancées. »

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

« Il est hors de question que les collectivités territoriales soient la variable d’ajustement de ce budget », avertit le socialiste Thierry Cozic
6min

Économie

« Ils nuiront gravement à l'économie » : au Sénat, le grand ras-le-bol des patrons face aux choix budgétaires du gouvernement

Réunies lors d’une table ronde ce 5 novembre, les organisations patronales (Medef, Les Entrepreneurs ou encore U2P) se sont indignées avec force des réductions des allègements généraux prévues par le gouvernement dans le budget. Alors que les Français défilent pour une hausse du pouvoir d’achat, le patronat estime que le budget 2027 rognera tout ou partie des marges de manœuvre des entreprises.

Le

« Il est hors de question que les collectivités territoriales soient la variable d’ajustement de ce budget », avertit le socialiste Thierry Cozic
9min

Économie

Le budget 2027 de l’agriculture vise à « s'assurer que l'été prochain ne ressemble en rien » à l’été 2026, insiste Annie Genevard

La ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation a précisé que le plan de relance, très attendu par les exploitations fragilisées par la sécheresse, se traduira par des amendements du gouvernement lors des débats au Sénat. Annie Genevard a par ailleurs été interpellée au cours de son audition sur l’arrêt inattendu d’une dotation aux régions de 100 millions d’euros, ou encore sur le projet de la hausse de la taxe sur les produits sucrés.

Le

Coup de pouce du Smic : la piste d’une revalorisation supérieure à la formule légale divise au Sénat
9min

Économie

Coup de pouce du Smic : la piste d’une revalorisation supérieure à la formule légale divise au Sénat

Le gouvernement est sous pression, face à la colère de millions de salariés, dont le pouvoir d’achat s’érode face au coût croissant des dépenses contraintes, énergie en tête. La question d’un coup de pouce du Smic, supérieur à une simple indexation sur l’inflation, est sur la table. L’exécutif est aussi interpellé par les entreprises, qui composent avec une croissance atone. La réponse au Sénat est loin de faire l’unanimité.

Le