« Il n’y aura pas de hausse de fiscalité sur le gaz », maintient le ministre du Budget et des Comptes publics

Après un week-end marqué par des discordances au gouvernement sur la question de la fiscalité énergétique, Laurent Saint-Martin a répété ce 15 octobre qu’il n’y aurait pas de changement dans les taxes sur le gaz.
Guillaume Jacquot

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le gouvernement a une nouvelle fois tangué en fin de semaine dernière, sur le projet de loi de finances. La ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher évoquait vendredi la possibilité d’une hausse par la voie d’un amendement gouvernemental au projet de budget, avant d’être démentie le jour même par la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon, évoquant un « arbitrage » du Premier ministre sur ce dossier.

La veille, le ministre du Budget avait déjà indiqué qu’il n’était « pas favorable » aux propositions de la ministre de l’Écologie, laquelle a maintenu sa position. Laurent Saint-Martin a répété la ligne du gouvernement ce mardi au Sénat, en marge d’un déplacement devant les sénateurs Renaissance. « Il n’y aura pas de hausse de fiscalité, il n’y a pas de hausse de fiscalité sur le gaz dans le projet de loi de finances pour 2025 », a-t-il martelé. Le « PLF » prévoit toutefois une hausse de la TVA sur la partie abonnement des factures de gaz (mais aussi d’électricité), mais « cette mise en conformité » avec le droit de l’Union européenne « est neutre pour le consommateur, dans la mesure où ses incidences sont neutralisées dans le tarif de l’accise », peut-on lire dans un communiqué du gouvernement.

« Les factures d’électricité pour tous nos concitoyens, qui sont au tarif réglementé, doivent baisser »

« Les factures d’électricité pour tous nos concitoyens, qui sont au tarif réglementé, doivent baisser et on s’y engage au 1er février à hauteur de 9 %. Ceux qui sont au marché libre peuvent d’ailleurs aller au tarif réglementé pour pouvoir bénéficier de cette baisse », a-t-il ajouté.

Interrogé sur les divisions au sein du bloc central sur le volet fiscal du budget 2025, Laurent Saint-Martin a voulu dédramatiser : « Il faut s’habituer à un parlement qui fait vivre les débats, qui amende, qui délibère, je crois que c’est sain en démocratie parlementaire de le respecter. »

Et d’ajouter : « Le seul cadre sur lequel on sera extrêmement vigilant, c’est le cadre du redressement des comptes. On a dit que le débat à l’intérieur de ce cadre devrait vivre, mais si on n’est pas tous d’accord pour se dire qu’il y a urgence à redresser nos comptes publics, qu’il il y a urgence à réduire notre déficit public, alors là on sera en désaccord sur le fond. Mais je crois qu’il y a bien matière à travailler à l’intérieur de ce cadre-là », a-t-il assuré.

Images : Marion Delpech

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

« Il n’y aura pas de hausse de fiscalité sur le gaz », maintient le ministre du Budget et des Comptes publics
5min

Économie

Sébastien Lecornu annonce « entre 500 et 700 millions d'euros » prélevés sur le budget 2027 pour la relance agricole

Après une série de mesures d’urgence destinées à compenser les pertes liées à la canicule et à la sécheresse de l’été, le gouvernement planche désormais sur un plan de relance autour de la résilience du secteur agricole face au changement climatique et aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient. Il sera décliné sous la forme d’amendements intégrés au projet de loi de finances, actuellement débattu au Parlement.

Le

Présidentielle 2027 : Bruno Retailleau s’engage sur un plan d’économies de près de 200 milliards d’euros, s’il est élu
9min

Économie

Présidentielle 2027 : Bruno Retailleau s’engage sur un plan d’économies de près de 200 milliards d’euros, s’il est élu

Le candidat des Républicains a présenté son plan de redressement des finances publiques, avec l’objectif de ramener le déficit sous les 3 % du PIB en 2031. Il s’engage à réaliser 197 milliards d’euros d’économies, dont 56 milliards redirigés sous forme de baisse de la fiscalité des entreprises et des ménages. L’essentiel de l’effort repose sur l’État, dont il questionne le périmètre, et sur les dépenses sociales.

Le

Farmer Harvests Alfalfa for Pasture-Raised Beef Cattle
3min

Économie

Canicule : la ministre de l’Agriculture annonce des prêts à taux zéro pour les agriculteurs frappés par la sécheresse

En déplacement au sommet de l’élevage, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a annoncé de nouvelles aides pour les exploitations, dont des prêts à taux zéro. Cette mesure sera soumise au Parlement lors des débats budgétaires de l’automne. Par ailleurs, les préfets auront accès à une enveloppe de 235 millions d'euros pour soutenir les agriculteurs les plus touchés par les épisodes caniculaires de l’été.

Le