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Impôts 2026 : dates, nouveautés… tout savoir sur la campagne de déclaration de revenus qui débute ce jeudi

Dès ce jeudi 9 avril, plus de 40 millions de français doivent remplir leur déclaration d’impôts sur les revenus de 2025. Les échéances pour remplir son formulaire varient selon les départements.
Rédaction Public Sénat

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C’est parti. Dès ce jeudi 9 avril, les Français peuvent remplir leur déclaration d’impôts sur les revenus de l’année 2025. Le ministre de l’Action et des comptes publics David Amiel a officiellement lancé cette campagne de déclaration, « rendez-vous civique » parfois redouté mais incontournable du printemps. Public Sénat fait le point.

Où remplir sa déclaration ?

Des millions de foyers français sont appelés à détailler leurs revenus sur le site impots.gouv, « moyen le plus simple, souple, rapide et sûr de déclarer ses revenus », selon le site gouvernemental. Pour les primo déclarants, un courrier contenant leurs identifiants leur permet de créer un espace Finances publiques en ligne.

Pour les ménages qui ne disposent pas d’un accès internet, il est toujours possible de soumettre sa déclaration en format papier. Le formulaire leur est adressé par voie postale dans le courant du mois d’avril.

Qui est concerné ?

En 2026, 41,5 millions de contribuables sont concernés par le formulaire de déclaration préparé la Direction générale des Finances publiques (DGFIP), service rattaché au ministère de l’Économie et des finances.

L’obligation vaut pour tous les citoyens âgés de plus 18 ans, salariés, indépendants, autoentrepreneurs, retraités, même en cas de faibles revenus. Seuls les jeunes de moins de 25 ans poursuivant des études ou les adultes handicapés peuvent être rattachés au foyer fiscal de leur parent. Dans ce cas, ils sont exemptés de déclaration individuelle.

Tous les revenus perçus en 2025 sont concernés : les salaires et traitements évidemment, mais également les retraites et pensions, sans oublier les revenus du capital (épargne, placements, foncier…).

À noter que de nombreux Français n’auront presque rien à faire grâce la déclaration automatique. Pour ces 10 millions de foyers, à qui un mail est envoyé pour les prévenir, inutile de valider en ligne la déclaration. Celle-ci est validée de fait s’il n’y a pas de réponse (et donc aucune erreur à faire remonter à l’administration). Ce dispositif s’applique aux contribuables imposés l’an dernier uniquement sur des revenus préremplis par le fisc et dont la situation n’a pas évolué d’une année sur l’autre.

Quelle date limite pour faire sa déclaration ?

L’échéance dépend du lieu de résidence principale. Pour les départements dont le numéro est compris entre 1 (Ain) et 19 (Corrèze), la date limite pour remplir sa déclaration est fixée au jeudi 21 mai. Pour les départements 20 (Corse) à 54 (Meurthe-et-Moselle), une semaine supplémentaire est accordée, jusqu’au jeudi 28 mai. Enfin, Pour les départements 55 (Meuse) à 974 (La Réunion) et 976 (Mayotte), la limite est fixée au jeudi 4 juin.

Pour les déclarations sous format papier, il y a moins flexibilité : toutes devront être déposées le 19 mai au plus tard.

Attention aux retardataires. Ceux-ci s’exposent à une majoration du montant de leur impôt, qui s’élève à 0,20 point de pourcentage supplémentaire par mois de retard.

Quel barème en 2026 ?

Afin de compenser l’inflation, le barème de l’impôt sur le revenu a été revalorisé de 0,9 % par la loi de finances 2026. A revenus constants par rapport à l’inflation, le niveau d’imposition reste donc inchangé.

Dans le détail : jusqu’à 11 600 euros, le barème est fixé à 0 %. Pour la tranche qui s’étend de 11 601 euros à 29 579 euros, il a été établi à 11 %. Il est de 30 % pour la tranche qui va de 29 580 euros à 84 577 euros et de 41 % pour celle allant jusqu’à 181 917 euros. Au-delà, comptez 45 %.

Capture d'écran barème impôts
Crédits photo : Ministère de l'Action et des comptes publics.

Théoriquement, donc, le revenu annuel à ne pas dépasser pour ne payer aucun impôt sur le revenu serait donc de 11 600 euros net, soit environ 960 euros mensuels. Dans les faits, plusieurs mécanismes d’abattement et de décote s’appliquent et se cumulent pour les foyers aux revenus modestes. Et le fisc ne réclame le paiement de l’impôt qu’à partir de 61 euros.

Résultat, comme le précise le ministère, un célibataire sans personne à charge n’est imposé qu’à partir de 19 300 € de salaires déclarés – il en va autrement pour d’autres types de revenus. C’est un peu moins du double (38 000 €) pour un couple marié sans enfants.

Quelles nouveautés ?

Une nouvelle case se fait une place dans le formulaire 2026. Elle s’ajoute à la 7DB, destinée aux « dépenses d’emploi à domicile », et s’adresse aux Français qui profitent d’un crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile (ménage, garde d’enfants…). Dans cette case, il faudra préciser la nature du service rendu et le statut de la personne employée. Une manière de recueillir davantage de précision sur l’utilité de cette niche fiscale, qui coûte chaque année 7 milliards d’euros à l’État.

Changement, aussi, pour les personnes mariées ou pacsés : c’est désormais le taux de prélèvement individualisé qui s’applique par défaut. Chaque membre du couple se voit attribuer un taux en fonction de ses revenus propres, ce qui peut modifier la répartition du paiement de l’impôt par rapport au taux commun. Il est toujours possible de revenir à cette dernière option en le signifiant à la fin de sa déclaration.

Autre nouveauté depuis l’année dernière : l’obligation pour les contribuables qui occupent une résidence secondaire en location de le signaler dans leur déclaration. Les locataires d’une résidence principale en sont dispensés.

Et en cas d’erreurs ?

En cas de doute sur les montants de revenu à déclarer, un simulateur et une messagerie sécurisée sont mis en place par l’administration fiscale. Il est aussi possible de contacter directement son centre des finances publiques.

Mais si une erreur venait tout de même à se glisser dans votre déclaration, et que celle-ci vous avantage, l’administration prévoit une majoration de 10 %, en plus de la majoration de retard le temps de régulariser la situation. La période de correction, ouverte généralement entre juillet et décembre, permet de rectifier le tir mais pas d’échapper à ces majorations.

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