PARIS, Conseil constitutionnel, Constitutional Council, Palais Royal
Montpensier Wing of the Palais Royal. Built in the 19th century, it houses the Constitutional Council of France, a few steps from the Louvre.Aile Montpensier du Palais Royal. Construite au XIX eme siecle, elle accueille le Conseil constitutionnel de France, a quelques pas du Louvre.//HOUPLINERENARD_HOUPLINE0007/Credit:HOUPLINE-RENARD/SIPA/2506271221

Le Conseil constitutionnel valide la taxe sur les rachats d’actions

Le Conseil constitutionnel a validé la fiscalité sur les rachats et annulations d'actions par les grandes entreprises, créée en 2025, et qui selon ses détracteurs contrevenait au principe d'égalité devant l'impôt.
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Cette taxe s’applique lorsqu’une entreprise dont le chiffre d’affaires est supérieur à un milliard d’euros rachète ses propres actions, dans le but d’avoir moins de titres en circulation, et donc de faire monter son cours de Bourse.

Elle « est assise sur le montant de la réduction de capital ainsi que sur une fraction des sommes qui revêtent sur le plan comptable le caractère de primes liées au capital », a rappelé le Conseil constitutionnel dans un communiqué.

En d’autres termes, le but du législateur est d’appliquer une fiscalité là où ces entreprises favorisent leurs actionnaires sans leur verser de dividendes, imposables quant à eux.

La juridiction devait se prononcer sur l’application du principe d’égalité devant l’impôt, toujours délicate, car la fiscalité, par essence, ne peut être égalitaire, mais ne doit pas être excessivement inégalitaire.

« Le Conseil a commencé par constater que le législateur avait entendu poursuivre un objectif de rendement budgétaire en imposant des opérations de réduction de capital social que les grandes entreprises réalisent en mobilisant leurs excédents de trésorerie », a-t-il souligné.

« Il a ensuite rappelé qu’il n’avait pas un pouvoir général d’appréciation et de décision de même nature que celui du Parlement », a-t-il ajouté, pour justifier que cette taxe était conforme à la Constitution.

Lors de l’audience le 17 mars sur cette question prioritaire de constitutionnalité, le Conseil constitutionnel avait entendu les avocats de trois grandes entreprises : Carrefour, Teleperformance et Spie Batignolles.

(Avec AFP)

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Le Conseil constitutionnel valide la taxe sur les rachats d’actions
4min

Économie

Aides pour les agriculteurs : « Le quoi qu'il en coûte n'est plus possible compte tenu de l'état de nos finances », lance Annie Genevard

La crise énergétique, liée à la situation géopolitique au Moyen-Orient, continue de toucher de plein fouet les agriculteurs français. Plusieurs mesures ont déjà été annoncées par le gouvernement pour les soutenir. Mais celui-ci dit détenir une marge de manœuvre limitée, « d’où le choix (...) de conduire des aides ciblées », indique sur Public Sénat la ministre de l’Agriculture Annie Genevard ce jeudi 16 avril.

Le

Le Conseil constitutionnel valide la taxe sur les rachats d’actions
4min

Économie

Grande distribution : « Egalim est-il aujourd’hui pleinement efficace ? Non » tranche Annie Genevard, qui raconte les « pressions et menaces » sur les entreprises

Devant les sénateurs, la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a présenté sa vision d’une réforme de la loi Egalim, qui passe par « améliorer la structuration des filières à l’amont », « en finir avec la culture du prix le plus bas » ou « faire bouger Bruxelles sur l’affichage des origines des denrées alimentaires ».

Le

Le Conseil constitutionnel valide la taxe sur les rachats d’actions
3min

Économie

Prix des carburants : en envisageant d’encadrer les marges des distributeurs, le gouvernement « tape à côté du problème », déplore Manuel Bompard

Face à la flambée des prix du carburant, le gouvernement réfléchit à encadrer les marges des distributeurs, sans avoir à ce stade « tranché » la question. Invité de la matinale de Public Sénat ce mercredi, Manuel Bompard, coordinateur national de LFI, estime de son côté que « les marges qui sont abusives aujourd’hui ne sont pas à la distribution », mais au niveau du « raffinage ». Pour lui, les cortèges du 1er mai peuvent être l’occasion d’une mobilisation « pour le blocage des prix ».

Le

Le Conseil constitutionnel valide la taxe sur les rachats d’actions
6min

Économie

« Il faudra bien trouver des voies d'apaisement » : Serge Papin estime que le cadre des relations entre grande distribution et fournisseurs est arrivé « au bout »

Le ministre des PME et du Commerce plaide pour un développement des négociations commerciales sur le long terme. Celles-ci sont actuellement annuelles, concentrées sur trois mois, et sources de tensions. « Il faudrait que l’on trouve des voies nouvelles », a-t-il reconnu devant la commission d’enquête du Sénat.

Le