Le nombre de dossiers de surendettement a bondi de 10 % en 2025, alerte la Banque de France

Auditionné au Sénat, le gouverneur François Villeroy de Galhau a évoqué la forte progression du nombre de dossiers de surendettement déposés l’an dernier. À tel point que l’institution a dû mobiliser des effectifs supplémentaires pour les traiter.
Guillaume Jacquot

Temps de lecture :

2 min

Publié le

C’est l’un des points de vigilance de la Banque de France. Le sujet a été soulevé lors d’une audition en commission des finances du Sénat, ce 14 janvier, à la suite d’une question du sénateur des Ardennes Marc Laménie (Horizons). « Nous voyons repartir depuis deux ans le nombre de dossiers de surendettement. Sur l’année 2025, nous sommes à +9,8 % de dossiers déposés par rapport à l’année précédente », a indiqué le gouverneur François Villeroy de Galhau.

Pour le banquier central, il s’agit d’un « sujet d’attention ». Il a néanmoins mis en perspective cette statistique, en précisant que le niveau des dossiers de surendettement restait toutefois inférieur de 32 % au pic enregistré en 2014. Fin septembre 2014 par exemple, on dénombrait 826 000 foyers surendettés, avec un niveau moyen de 40 000 euros par dossier. « Ça ne remet pas en cause des progrès sur la durée », a tempéré le gouverneur.

Ce rebond dans les dossiers de surendettement a conduit la Banque de France à mobiliser des effectifs supplémentaires pour « maintenir le traitement » des dossiers. François Villeroy de Galhau a précisé que des « progrès de simplification et d’intelligence artificielle » pouvaient également aider l’institution à y faire face, dans un contexte de stabilité des effectifs du réseau.

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Illustration Bercy
5min

Économie

Budget : pour faire face au « choc pétrolier », le gouvernement va geler de 4 à 6 milliards de dépenses

Pour faire face à la guerre au Moyen-Orient, le gouvernement devrait annoncer demain mardi le gel de quelques milliards de crédits budgétaires. Une « précaution » qui n’en est pas au stade de rabot, détaillent les spécialistes du sujet au Sénat, tout en restant vigilants à ce que le gouvernement ne prenne pas l’habitude d’utiliser des décrets d’annulation de crédits en cours d’exercice et donc de remettre en cause le travail parlementaire.

Le

Le nombre de dossiers de surendettement a bondi de 10 % en 2025, alerte la Banque de France
7min

Économie

« Ne faisons pas le procès du prix le plus bas, s’il vous plaît », demande Michel-Édouard Leclerc devant la commission d’enquête du Sénat

L’incarnation de la stratégie des centres E. Leclerc a défendu son modèle tout en assurant rémunérer la matière agricole au juste prix, face à la commission d’enquête du Sénat sur les marges de la grande distribution et de ses fournisseurs. « C’est notre affaire que d’être moins cher que Carrefour et Auchan », a-t-il insisté.

Le

Le nombre de dossiers de surendettement a bondi de 10 % en 2025, alerte la Banque de France
4min

Économie

Aides pour les agriculteurs : « Le quoi qu'il en coûte n'est plus possible compte tenu de l'état de nos finances », lance Annie Genevard

La crise énergétique, liée à la situation géopolitique au Moyen-Orient, continue de toucher de plein fouet les agriculteurs français. Plusieurs mesures ont déjà été annoncées par le gouvernement pour les soutenir. Mais celui-ci dit détenir une marge de manœuvre limitée, « d’où le choix (...) de conduire des aides ciblées », indique sur Public Sénat la ministre de l’Agriculture Annie Genevard ce jeudi 16 avril.

Le

Le nombre de dossiers de surendettement a bondi de 10 % en 2025, alerte la Banque de France
4min

Économie

Grande distribution : « Egalim est-il aujourd’hui pleinement efficace ? Non » tranche Annie Genevard, qui raconte les « pressions et menaces » sur les entreprises

Devant les sénateurs, la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a présenté sa vision d’une réforme de la loi Egalim, qui passe par « améliorer la structuration des filières à l’amont », « en finir avec la culture du prix le plus bas » ou « faire bouger Bruxelles sur l’affichage des origines des denrées alimentaires ».

Le