Limitation de la puissance des compteurs électriques : « ça a vocation à ne jamais être utilisé », estime le président de RTE

Auditionné par la commission des affaires économiques du Sénat ce 25 octobre, le président du directoire de Réseau de transport d’électricité (RTE) Xavier Piechaczyk a été interrogé sur la possibilité d’une limitation forcée de la consommation électrique des Français cet hiver.
Rose-Amélie Bécel

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Le 14 octobre, le ministère de la Transition énergétique a affirmé qu’un projet de décret était en cours de rédaction pour expérimenter la limitation de la puissance sur les compteurs Linky en cas de tension extrême sur le réseau électrique. La mesure devrait concerner environ 200 000 personnes, prévenues à l’avance, pour une opération de quelques heures au cours de cet hiver.

Une forme de « sobriété contrainte », pour le sénateur socialiste du Gers Franck Montaugé. L’élu a profité de l’audition du président du directoire de Réseau de transport d’électricité (RTE) Xavier Piechaczyk ce 25 octobre, pour l’interroger sur ce dispositif qui fait polémique. « Ça a vocation à ne jamais être utilisé, mais c’est mieux que des coupures d’électricité sèches », a conclu Xavier Piechaczyk. « Le principe est simple, baisser la puissance sur votre compteur pour que vous ayez toujours de la lumière, internet… », rappelle le président du directoire de RTE.

Un dispositif préventif

Dans le détail, il rappelle que cette mesure proposée par le gouvernement fait partie des solutions en cours de déploiement pour « moderniser les moyens de sauvegarde » de l’électricité, en cas de tensions extrêmes sur le réseau.

Un dispositif préventif nécessaire selon Xavier Piechaczyk, pour éviter des coupures d’électricité en hiver, mais qui n’a pas vocation à servir : « Les moyens de sauvegardes sont faits pour ne pas être utilisés, mais je ne voudrais pas me retrouver devant vous dans quelques années et que vous me demandiez ce que nous n’avons pas fait pour moderniser les moyens de sauvegarde. »

Le Conseil supérieur de l’énergie sera saisi, pour émettre un avis consultatif sur cette question, dans les prochaines semaines.

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