Le guichet MaPrimeRénov’ rouvre ce lundi 23 février. Faute de budget voté en temps et en heure, le dispositif d’aide au financement des travaux de rénovation énergétique des logements avait été suspendu le 1er janvier avec d’autres mécanismes de soutien. « L’adoption définitive du budget 2026 va permettre de reprendre l’instruction des dossiers restés en attente depuis la fin de l’année 2025 », a indiqué le ministère de la Ville et du Logement à l’Agence France-Presse. Avec une nouveauté pour les nouveaux demandeurs : désormais, les ménages auront un « rendez-vous personnalisé » avec un conseiller.
Cet entretien est obligatoire avant le dépôt de la demande d’aide. Le conseiller aura pour mission d’aiguiller les demandeurs sur le choix des professionnels, en fonction du projet de rénovation. L’objectif est de mieux lutter contre la fraude au dispositif. MaPrimeRénov’ avait été suspendue une première fois entre juin et septembre 2025, le gouvernement évoquant à a fois « un encombrement » des demandes et « un excès de fraudes ». Selon le ministère du Logement, au cours de cette période, ce sont 36 millions d’euros de fraudes qui ont pu être évitées. Dans le même temps, les entreprises concernées se sont vues retirer leur agrément.
Un dispositif revu à la baisse
Dans un contexte de dérapage des finances publiques, les modalités d’accès ont été resserrées depuis cet automne, visant uniquement les ménages aux ressources très modestes. Pour les foyers éligibles, MaPrimeRénov’ couvre 80 % des dépenses pour les travaux permettant un gain de 2 classes sur le diagnostic de performance énergétique (DPE), dans la limite d’un plafond de dépenses de 30 000 euros. Ce plafond est de 40 000 euros si le gain est de 3 classes sur le DPE.
La suspension du dispositif après deux mois de suspension devrait néanmoins aboutir à un allongement significatif des délais de traitement, « actuellement supérieurs à six mois pour les rénovations d’ampleur, et trois mois pour les rénovations constituées d’un unique geste de travaux », indique le cabinet du ministre Vincent Jeanbrun auprès de l’AFP.