Retraites : François Bayrou charge les partenaires sociaux de s’accorder sur une nouvelle réforme en trois mois

Le Premier ministre se dit convaincu qu’il est possible de rechercher « une voie de réforme nouvelle » sur les retraites, « sans aucun totem et sans aucun tabou, pas même l’âge de la retraite ». Dès que la Cour des comptes aura remis un rapport sur la situation financière du système de retraite, les partenaires sociaux auront trois mois pour aboutir à un accord sur une réforme alternative.
Guillaume Jacquot

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Une fenêtre de tir s’ouvre jusqu’à l’automne pour tenter d’aboutir à une révision de la réforme des retraites. Après avoir reçu ces derniers jours les partenaires sociaux, le Premier ministre se dit convaincu qu’il est possible de « rechercher une voie de réforme nouvelle, sans aucun totem et sans aucun tabou, pas même l’âge de la retraite », à condition que l’équilibre financier soit assuré.

Lors de sa déclaration de politique générale, prononcée devant les députés ce 14 janvier 2025, François Bayrou a estimé que les pistes proposées par les partenaires sociaux méritaient « toutes d’être explorées ». Promettant une « méthode inédite et quelque peu radicale », il va demander au préalable à la Cour des comptes de livrer « l’état actuel et précis du financement du système », des chiffres qu’il espère « indiscutables ». Le résultat de cette mission flash sera communiqué « à tous les Français ».

Les partenaires sociaux auront ensuite trois mois pour aboutir à un accord « d’équilibre et de meilleure justice ». En cas de succès, « nous l’adopterons », s’est engagé François Bayrou. « Le Parlement en sera saisi lors du prochain projet de loi de financement de la Sécurité sociale, ou avant. Et si nécessaire, par une loi […] Si les partenaires sociaux ne s’accordaient pas, c’est la réforme qui continuerait à s’appliquer », a-t-il détaillé. Les organisations seront réunies dès vendredi pour ce « conclave ».

Qualifiant la réforme de « vitale pour notre pays et notre modèle social », le chef du gouvernement a salué « les efforts courageux » du gouvernement d’Élisabeth Borne, qui avait fait adopter dans la douleur la réforme au printemps 2023.

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