TotalEnergies « étudie » le transfert de sa cotation en bourse à New York, mais « on n’a pas parlé de bouger le siège social », assure Patrick Pouyanné

Le PDG du pétrolier français, auditionné par la commission d’enquête du Sénat sur TotalEnergies, a précisé la position de son groupe sur son avenir en bourse. S’il n’écarte pas le transfert de sa cotation principale de Paris à New York, « ce n’est pas décidé » pour l’heure, soutient Patrick Pouyanné.
François Vignal

Temps de lecture :

2 min

Publié le

TotalEnergies va-t-il quitter la bourse de Paris pour celle de New York ? Le PDG du groupe pétrolier français a ouvert la porte à l’idée de déplacer la cotation principale de son entreprise, dans une interview à Bloomberg, vendredi 26 avril. « Il s’agit d’une question légitime », a estimé Patrick Pouyanné. Interrogé sur le sujet, lors de son audition au Sénat, ce lundi, par la commission d’enquête sur TotalEnergies, le grand patron français a tenu à exprimer la position du groupe et a tenté de répondre aux éventuelles inquiétudes.

La cotation à New York, « d’abord, ce n’est pas décidé, on l’étudie », tempère Patrick Pouyanné. Explication : « La base d’actionnaires européens de TotalEnergies diminue, notamment la base française. Nous avons perdu 7% d’actionnaires français au cours des quatre dernières années, notamment à cause de la réglementation. Et à l’inverse, les actionnaires américains achètent notre action. (…) Le devoir et l’intérêt social qui sont le nôtres, c’est aussi de prendre en considération cela. Est-ce que ça changera quelque chose à la stratégie ? Non », assure le PDG de TotalEnergies. Précision utile : « On n’a pas parlé de bouger le siège social de l’entreprise ».

Reste qu’on comprend qu’il s’agit d’une piste sérieuse. « On regarde la réalité de notre marché et on se rend compte que les entreprises énergétiques européennes sont très décotées par rapport aux entreprises américaines », a-t-il fait valoir. En tout état de cause, « on ne quittera pas la Bourse de Paris, si c’est décidé ». TotalEnergies y resterait pour une cotation secondaire.

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

TotalEnergies « étudie » le transfert de sa cotation en bourse à New York, mais « on n’a pas parlé de bouger le siège social », assure Patrick Pouyanné
6min

Économie

« Ils nuiront gravement à l'économie » : au Sénat, le grand ras-le-bol des patrons face aux choix budgétaires du gouvernement

Réunies lors d’une table ronde ce 5 novembre, les organisations patronales (Medef, Les Entrepreneurs ou encore U2P) se sont indignées avec force des réductions des allègements généraux prévues par le gouvernement dans le budget. Alors que les Français défilent pour une hausse du pouvoir d’achat, le patronat estime que le budget 2027 rognera tout ou partie des marges de manœuvre des entreprises.

Le

TotalEnergies « étudie » le transfert de sa cotation en bourse à New York, mais « on n’a pas parlé de bouger le siège social », assure Patrick Pouyanné
9min

Économie

Le budget 2027 de l’agriculture vise à « s'assurer que l'été prochain ne ressemble en rien » à l’été 2026, insiste Annie Genevard

La ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation a précisé que le plan de relance, très attendu par les exploitations fragilisées par la sécheresse, se traduira par des amendements du gouvernement lors des débats au Sénat. Annie Genevard a par ailleurs été interpellée au cours de son audition sur l’arrêt inattendu d’une dotation aux régions de 100 millions d’euros, ou encore sur le projet de la hausse de la taxe sur les produits sucrés.

Le

Coup de pouce du Smic : la piste d’une revalorisation supérieure à la formule légale divise au Sénat
9min

Économie

Coup de pouce du Smic : la piste d’une revalorisation supérieure à la formule légale divise au Sénat

Le gouvernement est sous pression, face à la colère de millions de salariés, dont le pouvoir d’achat s’érode face au coût croissant des dépenses contraintes, énergie en tête. La question d’un coup de pouce du Smic, supérieur à une simple indexation sur l’inflation, est sur la table. L’exécutif est aussi interpellé par les entreprises, qui composent avec une croissance atone. La réponse au Sénat est loin de faire l’unanimité.

Le