Collège : « Je m’inscris pleinement dans ce choc des savoirs », insiste Nicole Belloubet

La ministre de l'Education nationale s’est inscrite dans le prolongement de l’action de Gabriel Attal, en confirmant sa volonté de mettre en place des groupes au collège pour gérer les différences de niveau. « Nous ne pouvons pas rester en l’état », a-t-elle souligné.
Guillaume Jacquot

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Après deux journées de grève des enseignants au début du mois contre la politique éducative au collège, mais aussi en faveur des salaires, la nouvelle ministre de l’Éducation nationale Nicole Belloubet a hérité d’un ministère marqué par de fortes tensions. Inquiète des postes non pourvus et des démissions de professeurs, la sénatrice Marie-Claude Varaillas (communiste) a interpellé la ministre, lors des questions au gouvernement ce 14 février 2024. « Je vous le dis avec gravité, aujourd’hui c’est le maintien de la continuité du service public de l’éducation qui est en jeu. Comment compte-vous y remédier et faire en l’état à l’intenable promesse des groupes de niveaux au collège », a demandé la sénatrice de la Dordogne.

Face à « l’insuffisance des résultats scolaires » dans les enquêtes internationales, Nicole Belloubet s’est posée dans la continuité de la stratégie mise en place par son « anté-prédécesseur » Gabriel Attal. « Je m’inscris pleinement dans ce choc des savoirs parce que nous ne pouvons pas rester en l’état », a-t-elle insisté.

Outre une modification de la formation continue et initiale des enseignants, l’ancienne rectrice a également maintenu le projet de groupe de niveaux au collège, sans toutefois utiliser ce terme qui alimente les craintes d’une école à plusieurs vitesses. Nicole Belloubet plaide pour des « groupes qui nous permettront de prendre en charge la différenciation des élèves », mais aussi des « petits groupes pour les élèves qui sont le plus en besoin et qui sont le plus en difficulté ».

« Ce changement, vous ne pourrez le mettre en œuvre qu’avec des moyens substantiels. Pour que nos élèves réunissent, il faut plus d’enseignants formés et mieux rémunérés et moins d’élèves par classe », a répliqué la sénatrice.

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

UNIVERSITE TOULOUSE 1
5min

Éducation

Universités : vers une hausse des frais d'inscription ?

Un rapport remis au gouvernement mercredi suggère plusieurs pistes pour éviter « l'appauvrissement » des universités, notamment multiplier par cinq les frais d'inscription pour les étudiants français. La hausse des frais d'inscription figurait déjà parmi les pistes d'une mission d'information du Sénat rendue publique l'année dernière et avait divisé les élus.

Le

Collège : « Je m’inscris pleinement dans ce choc des savoirs », insiste Nicole Belloubet
9min

Éducation

Femmes et sciences : l’engagement de la sénatrice Laure Darcos 

Louis Pasteur, Thomas Edison, Albert Einstein… quand vous pensez à de célèbres scientifiques, les exemples d’hommes ne manquent pas, mais du côté des femmes, difficile d’en citer, mis à part Marie Curie… Ce triste constat représente bien la situation actuelle en France, où 7 chercheurs sur 10 sont des hommes. Nous avons suivi en Essonne la sénatrice Laure Darcos (Les Indépendants) qui a rendu en 2025 un rapport alarmant sur la féminisation des sciences en France, avec l’objectif de faire bouger les lignes.

Le

Rentree scolaire avec Uniforme Ecole Ronchese Nice
6min

Éducation

Handicap à l’école : un rapport sénatorial alerte sur le « modèle budgétairement insoutenable » de l’inclusion scolaire et veut stabiliser le nombre d’AESH

Dans un rapport rendu public ce jeudi, le sénateur LR Olivier Paccaud veut mettre le holà sur les recrutements d’accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH), un modèle jugé « budgétairement insoutenable ». Il appelle à une reprise en main de la question par l’Éducation nationale et un renforcement de la coopération avec le secteur médico-social.

Le