RSA conditionné à 15 heures d’activités : « Un bon texte », selon Olivier Dussopt

Le gouvernement tient à cette mesure dans l’optique de réduire le temps passé au RSA par ses allocataires. Le texte, dénoncé par la gauche, doit être voté mardi 10 octobre à l’Assemblée.
Hugo Ruaud

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« Aujourd’hui, le bilan global du RSA ne peut pas être satisfaisant, pour qui que ce soit ». Invité lundi sur le plateau de Public Sénat, Olivier Dussopt a justifié l’une des idées phares du projet de loi pour le plein-emploi, voté mardi 10 octobre à l’Assemblée : les 15 heures de travail hebdomadaires imposées aux allocataires du revenu de solidarité active. Cette mesure, promesse de campagne d’Emmanuel Macron, a été largement débattue, au Sénat et à l’Assemblée. Après quelques modifications et un compromis finalement trouvé entre la majorité relative et la droite LR le 28 septembre au palais Bourbon, Olivier Dussopt en est convaincu : « C’est un bon texte » . L’idée, selon le gouvernement, est de permettre aux allocataires de retrouver un emploi rapidement, et de ne pas rester au RSA durant plusieurs années. Pour Olivier Dussopt, si le RSA est une « chance » pour les Français, puisqu’il leur garantit un revenu de subsistance, « la priorité des priorités, c’est d’accompagner la sortie du RSA et un retour à l’emploi » , parce que « personne n’est inemployable ».

Généraliser la mesure d’ici 2025

Or d’après le ministre, qui cite un rapport de la Cour des comptes, ce n’est pas le cas aujourd’hui : « Sept ans après une première inscription au RSA, 42 % des allocataires sont soit de manière continue, soit de manière intermittente, encore au RSA » . Et le ministre du Travail d’ajouter qu’à l’heure actuelle, selon le même rapport, « le taux de retour à l’emploi est très bas » . Les 15 heures d’activités obligatoires seront donc consacrées, d’après le gouvernement, à permettre à l’allocataire de retrouver plus rapidement une activité. « Si on veut donner de l’autonomie, de la dignité, de l’émancipation, ça passe par l’emploi. Et le chemin vers l’emploi c’est la formation, l’insertion » , insiste Olivier Dussopt. Et le ministre le promet : il ne s’agira pas de « travail gratuit « ou de « bénévolat obligatoire. Avant même que la loi ne soit – probablement – votée, des expérimentations sont menées sur 18 territoires. « Les premiers retours sont satisfaisants et favorables, et évidemment la loi prévoit une généralisation à partir de 2025 ».

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