Cournon d Auvergne: French National Police illustration
Illustration of the French National Police during the Sommet de l elevage (Livestock Summit) 2023 in Cournon d Auvergne, Central France, on October 3, 2023. Illustration de la police nationale francaise pendant le Sommet de l elevage 2023 a Cournon d Auvergne le mardi 3 Octobre 2023//ALAINROBERT_1Y8A8266/Credit:Alain ROBERT/SIPA/2310031837

Attaque au couteau dans un lycée à Arras : un enseignant tué et deux blessés graves, le parquet antiterroriste saisi

Ce vendredi une attaque au couteau eu lieu dans un lycée à Arras. Un enseignant a été tué et il y a deux blessés graves. Gérald Darmanin a annoncé que l’auteur des faits avait été interpellé. Le parquet national antiterroriste ouvre une enquête.
Rédaction Public Sénat

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« Ma fille m’a appelé pour me dire que qu’il y avait un tueur au Lycée. J’ai accouru sur place et j’ai pu voir un homme allongé sans vie », témoigne Houda Dhifallah, conseillère régional qui a ses deux filles dans le lycée Gambetta à Arras où a eu lieu ce matin une attaque au couteau. Le préfet du Pas-de-Calais a confirmé un bilan d’un mort et de deux blessés graves. De sources policières, il s’agirait d’un professeur de français. Gérald Darmanin a annoncé que l’auteur des faits avait été interpellé. Selon les premières informations confirmées par le ministre de l’Intérieur, l’auteur au crié « Allah Akhbar ».

L’auteur de l’attaque est un jeune homme d’une vingtaine d’années, d’origine tchétchène, fiché pour radicalisation (fiché S), a indiqué à l’AFP une source policière. Le jeune homme serait né en Russie, selon une source policière. Arrivé en France en 2008, il avait entrepris au printemps 2021 que soit réexaminée sa demande d’asile, selon cette même source. Sa requête ayant été jugée irrecevable par l’Ofpra, dans une décision de mars 2021, un recours avait été présenté devant la Cour nationale du droit d’asile le mois suivant, puis rejeté en août de la même année.

Depuis cet été, il était par ailleurs suivi par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), via des écoutes et des mesures de surveillance physique, selon une source au renseignement.

Il avait notamment été contrôlé jeudi sans qu’aucune infraction ne puisse lui être reprochée. Son profil « s’apparente donc à un individu radicalisé dont le potentiel est connu mais qui décide subitement de passer à l’acte, rendant difficile sa neutralisation », a encore dit cette source.

Emmanuel Macron est sur place. Le parquet antiterroriste ouvre une enquête.

Ces faits ont lieu presque trois ans après l’assassinat de Samuel Paty, un enseignant de 47 ans décapité le 16 octobre 2020 près de son collège de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), une dizaine de jours après avoir montré à ses élèves des caricatures de Mahomet lors de cours sur la liberté d’expression.

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